Comme le veut l’usage l’actuel premier ministre présentera sa démission et celle de tout le gouvernement au chef de l’Etat qui n’est autre que le président sortant qui vient de briguer un deuxième mandat. Il se peut que le président reconduise l’actuel exécutif mais tout indique qu’avec l’ambitieux programme dévoilé par M Tebboune au cours de sa campagne électorale il y aura une autre équipe.
Le seul ministre qui maintiendra peut –être son poste sera M. Attaf le chef de la diplomatie algérienne qui a démontré des capacités insoupçonnables dans sa manière de présenter l’Algérie à l’international. Pour le reste de l’équipe gouvernementale le président évaluera au cas par cas. En général après chaque élection présidentielle on vise la nouveauté. Rare est la devise qui dit «On prend les mêmes et on recommence» ce n’est pas du tout dans le style du chef de l’Etat qui nous a habitués à des remaniements même si ceux–ci ont toujours été partiels. Cette fois–ci néanmoins et au vu du programme pour les cinq années à venir annoncé par le président sortant dans sa campagne électorale le premier gouvernement après investiture du chef de l’Etat doit briller par sa composante. Il y aura vraisemblablement de nouveaux ministres dont la moyenne d’âge ne dépassera pas la quarantaine d’années si on tient compte des désirs maintes fois exprimés par M. Tebboune qui insiste particulièrement sur la jeunesse. Bien sur l’expérience compte mais certainement pas l’usure. Les choses sérieuses commenceront sans doute en octobre. Pour le moment et dans l’intervalle de la nomination du nouveau gouvernement il faut préparer la rentrée scolaire et ce sera sans doute l’actuel gouvernement en place qui sera en charge d’organiser dans de bonnes conditions cette rentrée 2024/2025. On imagine mal confier cette tache aussi importante que la rentrée des classes à un nouveau gouvernement, surtout si celui-ci compte un nouveau ministre de l’éducation nationale. Le président de la république nous réservera sans doute des surprises dans le choix des hommes et des femmes qui occuperont des postes ministériels. Il y aura peut –être une meilleure parité hommes –femmes dans le futur gouvernement. Le chef de l’Etat a toujours pris en considération la place que doit occuper la femme algérienne au niveau institutionnel. D’autant que le dernier recensement de la population indique clairement une majoration féminine qui est loin d’être négligeable. Ne pas tenir compte d’un tel paramètre c’est fuir une réalité implacable qui ne saurait être éludée. De toutes façons le chef de l’Etat a brisé un tabou celui de nommer à des fonctions aussi importantes que celle de wali ou de chef de daïra des femmes et au cours des cinq années à venir la parité des deux sexes sera probablement définitive dans la fonction publique. Cet automne qui s’annonce sous de bons auspices avec l’arrivée des premières pluies même si dans certaines régions du pays en particulier dans le sud ouest ces intempéries inattendues ont causé des drames et des dévastations. Une fois cet épisode climatique conjugué au passé les premiers chantiers du parachèvement de la nouvelle Algérie débuteront au cours du dernier trimestre de cette année.
