Les capacités d’exportation de gaz naturel et de GNL de l’Algérie s’affirment d’année en année. En 2023 le pays a exporté 52 milliards de mètres cube. L’Algérie est devenue le premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne. Ce dernier pays est suivi de l’Italie. La France ne veut pas, elle aussi, rater l’occasion. Total –Energie a signé dernièrement un important accord de partenariat avec Sonatrach.
L’Algérie a trois gros concurrents : La Russie, les Etats–Unis et le Qatar. Cependant en ce qui concerne l’Europe, notamment celle du sud la proximité des cotes algérienne favorise incontestablement l’achat par des pays comme l’Italie, l’Espagne le Portugal et dernièrement la Croatie et la Slovénie du gaz algérien au lieu du gaz russe, américain et qatari qui sont trop loin et dont le transport a un coût qui se répercute sur le prix d’achat et bien sûr de vente de ces pays. Alors il n’y a pas photo c’est l’Algérie qui a emporté le pactole. Ceci d’ une part, d’autre part il y a aussi un problème de qualité. Celle du gaz algérien est nettement supérieure à celle des gaz russe et américain (extrait du schiste). L’autre avantage pour l’Algérie et il n’est pas des moindres ce sont les capacités qu’elle possède de liquéfier son gaz naturel. Le pays possède de telles capacités depuis la décennie soixante dix. Une telle expérience est ancienne, plus ancienne que celle des autres pays exportateurs de gaz naturel. En fait l’Algérie est le pionnier du GNL. On doit cette performance à la politique clairvoyante et ambitieuse mise en place à l’époque par le président défunt Houari Boumediene. Avec l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune qui a été témoin de cette période glorieuse des années soixante dix le nouveau chef de l’Etat , fraichement élu a remis sur rail le moteur de la politique énergétique du pays qui n’est autre que le groupe public Sonatrach en exigeant de la société nationale une politique audacieuse dans le domaine du gaz naturel et du GNL. En lui donnant carte blanche et en la délivrant de la tutelle sclérosante du ministère de l’énergie il a refait de cette entreprise publique cette société nationale qui avait gagné une place des plus enviable au sein des compagnies pétrolières au cours de la décennie soixante dix. En l’espace de deux ans grâce à son autonomie retrouvée Sonatrach a pu remonter en un temps record les marches du podium menant au leadership. En signant des contrats de partenariat avec des pays grands consommateurs de gaz naturel, énergie nettement plus propre que celle du pétrole, le groupe public , grâce à une politique de prix nettement avantageuse car excluant les frais de transport mais aussi à la réalisation de trois gazoducs , deux vers l’Espagne dont l’un traversant le Maroc est fermé et un autre vers la Sicile et l’Italie. Il est question aujourd’hui de la réalisation d’un gazoduc en partenariat avec le Nigéria et dans une moindre mesure avec le Niger qui traversera les trois pays pour aboutir vers l’Italie, laquelle s’associera avec ce triumvirat économique africain pour livrer le reste de l’Europe anciennement dépendante du gaz russe. Il est évident qu’au cours des cinq prochaines années de la nouvelle présidence Tebboune les capacités d’exportation de gaz naturel et de GNL de l’Algérie vont doubler, voire tripler. Encore un pas de plus vers le leadership mondial.
