Le lundi 23 septembre 2024, Mme Horia Medahi, wali de la wilaya de Skikda, a supervisé la cérémonie de pose de la première pierre de plusieurs projets éducatifs dans les daïras de Skikda et d’El Harrouch, soulignant l’engagement de l’administration locale en faveur du développement du secteur éducatif. À El Harrouch, la première étape concerne la construction d’une école primaire de type C, avec un investissement total de 91,5 millions de dinars. Ce projet, d’une durée de réalisation de six mois, prévoit la mise en place de neuf classes, un restaurant scolaire capable de servir 200 repas, ainsi qu’un terrain de sport. Mme le wali a fermement insisté sur le respect des délais contractuels et des normes de qualité, exhortant l’entrepreneur à adopter un rythme de travail intensif en double poste (2×8), garantissant ainsi la livraison rapide de l’infrastructure. Un autre projet clé à El Harrouch est la construction d’un CEM (collège d’enseignement moyen) destiné à remplacer l’ancien collège Sboue Mohammed, gravement endommagé lors du tremblement de terre de 2020. Ce chantier, avec un budget de 464,3 millions de dinars et une durée d’exécution de 18 mois, vise à offrir aux élèves des conditions d’apprentissage optimales dans des locaux neufs et sécurisés. À Skikda, Mme Medahi a également donné le coup d’envoi des travaux de rénovation de l’école primaire du martyr Baabouche Rachid, fermée depuis 2019 en raison de son classement dans la zone rouge par le CTC (Centre Technique de Construction). Les travaux de réhabilitation, financés par le budget municipal, devraient durer huit mois et permettront de préserver le cachet architectural historique de cet établissement tout en lui redonnant ses fonctionnalités complètes. Cependant, au-delà de ces efforts louables, un cri d’alarme émane des habitants de Filfila, un quartier de Skikda qui, pour la deuxième année consécutive, souffre d’un cruel manque d’infrastructures scolaires. Malgré la forte densité de la population, aucune école primaire, ni collège, ni lycée n’a été construite dans ce quartier en pleine expansion. Les parents déplorent le manque de transports scolaires adaptés, forçant leurs enfants à parcourir de longues distances pour accéder à l’éducation. L’un d’entre eux, résidant dans le lotissement des 2200 logements AADL de Filfila, interpelle directement Mme le wali, espérant que cette situation dramatique sera prise en compte dans les prochains plans d’aménagement. Ces réactions montrent que malgré les efforts déployés, de nombreuses zones de la wilaya de Skikda continuent de faire face à des difficultés majeures, mettant en lumière l’urgence de solutions adaptées pour garantir à tous les enfants un accès équitable à l’éducation. L’administration locale, sous la houlette de Mme Horia Medahi, semble déterminée à améliorer les conditions de vie dans la wilaya, mais l’appel des habitants de Filfila souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour répondre aux besoins pressants des citoyens.
Par Mohamed Tahar Aissani
