Algérie-Russie :Signature imminente d’un accord majeur pour l’exploitation de nouveaux gisements gaziers

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L’Algérie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa coopération énergétique avec la Russie en signant un accord majeur avec le géant Gazprom pour l’exploitation conjointe de deux importants gisements d’hydrocarbures situés dans le sud-est de Hassi Messaoud, dans la région de Ouargla.

En effet, le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Rachid Nadil, a récemment confirmé que les discussions avec Gazprom sont à un stade avancé et que la signature de l’accord devrait intervenir « très prochainement ». Lors d’un entretien accordé à la chaîne russe Russia Today (RT), en marge du Forum « Semaine russe de l’énergie », M. Nadil a précisé que cet accord s’inscrit dans la continuité d’une coopération de longue date entre les deux géants de l’énergie. « Nous avons entamé les négociations depuis un certain temps. Aujourd’hui, nous sommes à l’étape de développement, il ne reste que la signature du contrat. Tout est prêt, il ne reste plus qu’à commencer l’exploitation du gaz », a-t-il affirmé. Selon lui, tous les préparatifs techniques et de normalisation ont été finalisés, permettant de démarrer les opérations d’extraction rapidement après la signature de l’accord. Pour rappel, ces deux gisements concernés par ce partenariat sont situés dans le périmètre d’Oum El Assel, à environ 140 km au sud-est de Hassi Messaoud, une région stratégique pour l’industrie pétrolière et gazière algérienne. Ces champs représentent une manne énergétique cruciale pour le pays. Leur développement se fera en deux phases, avec un investissement total estimé à 950 millions de dollars. Le plan de développement, finalisé en juillet 2022 et soumis à l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) pour adoption, prévoit une production quotidienne de 2 millions de m³ de gaz naturel, ainsi que plus de 1 000 tonnes de condensats et 220 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL). La première production est attendue pour 2028, ce qui marquera un pas significatif dans l’expansion de la capacité de production gazière de l’Algérie. L’importance de cet accord réside dans le fait qu’il permettra à l’Algérie de renforcer sa capacité à répondre à ses besoins énergétiques internes tout en augmentant ses exportations vers les marchés internationaux. Cette initiative intervient à un moment où la demande mondiale de gaz naturel est en forte croissance, particulièrement en Europe. « Ce champ est d’une importance capitale. Si ce n’était pas le cas, Gazprom n’aurait pas décidé d’y investir », a souligné Rachid Nadil. L’Algérie, déjà un fournisseur clé de gaz pour plusieurs pays européens, pourrait ainsi consolider sa position en tant qu’acteur majeur sur le marché international de l’énergie, tout en diversifiant ses partenariats stratégiques. Cette coopération avec Gazprom illustre également la volonté de l’Algérie de moderniser son secteur énergétique, en recourant aux normes et équipements russes pour développer ses installations. Cet accord représente une avancée stratégique pour l’Algérie, mais aussi un défi en matière de mise en œuvre et de coordination des projets. La collaboration avec l’Institut russe des initiatives technologiques pour le pétrole et le gaz, ainsi que l’intégration des standards techniques russes, exigent une adaptation rapide des infrastructures locales. Toutefois, l’investissement significatif de Gazprom démontre la confiance du partenaire russe dans le potentiel des ressources algériennes. Ce partenariat pourrait également ouvrir la voie à d’autres projets similaires, renforçant ainsi la présence de la Russie dans le secteur énergétique algérien et consolidant le rôle de l’Algérie en tant que fournisseur clé de gaz naturel à l’échelle mondiale.

Par Kheireddine Boukhalfa

 

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