Guelma/ Cadre de vie: Les règles de l’urbanisme bafouées

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 Les constructions anarchiques, à Guelma, constituent de nos jour un sujet d’actualité, à cause de leurs multiples conséquences sur le cadre de vie de la population et sur l’environnement d’une manière générale, avec un déficit prononcé en matière d’équipements publics.

La ville de Guelma, face à la pressente demande de logements a connu ces dernières années une expansion tous azimute de son tissu urbain, avec la création de nouveaux quartiers et de nouvelles cités et ce au mépris des règles de l’urbanisme, ce qui constitue une cause supplémentaire de tension et de trouble. De ce fait, les citoyens constatent avec beaucoup d’amertume, les infractions et les imperfections qui existent au niveau des nouveaux ensembles de logements et autres habitations individuels, réalisés, sans aucun respect des normes au plan de l’urbanisme. Cette situation a entrainé une expansion considérable et une anarchie de la ville en dehors d’un plan organisationnel préalablement défini. Donc, nous devons dire, que devant cet état de fait, les risques d’éventuelles catastrophes naturelles, peuvent apparaitre à tout moment, comme les inondations, les glissements de terrains, les érosions et les ensablements, qui résultent des constructions et de l’ occupation anarchique des espaces, sans tenir compte des normes urbanistiques élémentaires. Il est utile de signaler également, que depuis quelques années, on assiste à un nouveau phénomène ; celui de la prolifération de démolition des anciennes villas de l’ère coloniale qui donnaient un cachet architectural agréable à la ville de Guelma, pour construire de nouveaux immeubles surélevés et à plusieurs niveaux, devenus encombrants et au détriment de la ville, qui semble perdre sa quiétude et sa tranquillité de ville paisible, accueillante et verdoyante.Ce qui revient à dire, que la gestion de l’espace organisé et urbanisé, pose un grand problème dans la ville de Guelma, car aucun effort n’est consenti, par les responsables chargés des affaires de la ville (Daïra et APC), pour aménager les cités et quartiers et aussi pour mettre fin à la spéculation immobilière et à cette anarchie urbaine difficile à contenir. Il faut dire, que Guelma, qui était une belle ville calme, paisible et bien aménagée, est devenue aujourd’hui une importante agglomération où le béton a tout envahi et où la spéculation immobilière fait rage. Il suffit de faire un tour à travers les quartiers et cités de la ville, comme (la cité nouvelle ville, cité 1000 lots, cité Elhafsi, Bourouaih, cité Hamlaoui, cité Oued Lamaiz et une partie du centre-ville) ; pour se rendre compte de la situation anachronique de ces lieux et constater de visu la grande anarchie urbanistique.

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