Lors du conseil des ministres de cette semaine le président Tebboune a sermonné les agents de la fonction publique. Il leur reproche un laisser-aller inadmissible, allant à l’encontre de la notion noble du service public au service du bien-être du citoyen. Il leur ordonne de se mettre à niveau car, leur rappelle t-il, ils sont avant tout des agents de l’Etat.
Cette mise en garde intervient à la suite de multiples contraintes dont souffrent les citoyens qui se plaignent de la lenteur chronique des services administratifs lesquels travaillent à un rythme d’escargot alors qu’ils sont sensés répondre plus rapidement aux doléances des citoyens d’autant que leur travail est largement facilité par la numérisation introduite partout sur le territoire national depuis des années. Tout est classé dans les fichiers pourtant un bon nombre de citoyens ayant affaire à l’administration ont remarqué qu’on utilise toujours les dossiers imprimés, classés dans des armoires métalliques. Cette manière de procéder ne doit plus, en principe, exister. Elle a fait son temps et elle fait partie d’un autre âge. C’est sur la base de constats sérieux et d’audits inopinés que la présidence de la république est informée sur ce qui se passe dans les administrations publiques et locales. Ce sont ces habitudes enracinées chez un grand nombre de fonctionnaires qui s’estiment protégés par leur statut qui continuent, bon gré, mal gré, d’exister.
L’avertissement du chef de l’Etat sera-t-il suivi d’effet ?
Probablement que oui au niveau de la capitale et sans doute à Oran, mais dans les autres villes grandes et moyennes ce sera du pareil au même. Passant à un autre sujet sensible qui touche au niveau de vie du citoyen et particulièrement en ce qui concerne les prix de produits à la consommation qui continuent d’être élevés malgré les fréquentes mises en garde du gouvernement, le président est catégorique « Il faut que cela cesse ! » a-t-il dit d’un ton ferme qui ne laisse planer aucun doute sur sa détermination de mettre fin à cette habitude fâcheuse de fixer les prix à convenance . Le plafonnement des prix à la consommation sera désormais la règle à venir, d’ailleurs le gouvernement est en train de réfléchir à un projet de loi qui fixera les prix selon des modalités précises qui ne lèseront personne. Par ailleurs le président de la république s’étonne de cette absence caractérisée du contrôle des prix permettant ainsi à des commerçants sans scrupules de fixer leurs propres marges bénéficiaires souvent exagérément. Sans contrôle et en l’absence d’un étiquetage apparent des produits mis en vente le consommateur est démuni et est forcé de payer le prix que lui demandera le commerçant. Cette pénurie de contrôleurs du commerce est sans doute causée par la faiblesse de leur nombre. Le gouvernement préfère recruter abondamment de policiers mais ne fait pas l’effort de former et de recruter des contrôleurs des prix en nombre suffisant afin de permettre d’obtenir cette régulation exigée par le président de la république
