Progrès dans les projets de dessalement d’eau de mer en Algérie :Des retards subsistent dans le traitement des eaux usées

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L’Algérie poursuit ses efforts pour garantir la sécurité hydrique à travers le lancement de multiples projets de dessalement d’eau de mer le long du littoral. Ces initiatives, impulsées par les directives du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visent à pallier les défis liés à l’approvisionnement en eau potable, dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques du pays. Les projets en cours dans plusieurs wilayas témoignent d’une avancée notable dans ce domaine stratégique. Toutefois, la réalisation de certaines infrastructures, notamment dans le traitement des eaux usées, accuse encore des retards significatifs. À Oran, la station de dessalement de Ras El Beïda, située à Aïn El Kerma, se rapproche de son achèvement, avec une capacité de 300 000 m³ d’eau par jour, ce qui devrait suffire à couvrir les besoins en eau potable de l’ouest de la wilaya et des régions voisines. D’autres wilayas telles que Boumerdès, El Tarf, et Béjaïa suivent une dynamique similaire, avec des projets de stations en bonne voie, bien que certaines nécessitent encore des efforts pour respecter les délais impartis. Cependant, au-delà des avancées dans le dessalement de l’eau, le traitement des eaux usées reste une problématique cruciale, où des retards considérables sont observés. Le projet de traitement des eaux usées dans la wilaya déléguée de Barika, par exemple, en est à sa dixième année sans avoir encore vu le jour. Ce retard met en exergue la nécessité de réévaluer la gestion et l’accélération des projets d’infrastructure pour une gestion complète des ressources en eau, potable comme usée. Ces retards, tout comme les avancées, soulignent la complexité de la gestion de l’eau en Algérie. D’un côté, les stations de dessalement avancent, apportant un espoir concret pour l’approvisionnement en eau, et de l’autre, l’absence de progrès dans certains projets d’assainissement révèle des lacunes dans la gestion durable des ressources hydriques. Avec des changements climatiques qui accentuent les tensions sur l’eau, le succès global des efforts algériens dans ce domaine passera aussi par la prise en charge rapide et efficace des projets retardés, pour garantir non seulement un accès à l’eau potable mais aussi une gestion optimale des eaux usées.

Par Mohamed Tahar Aissani

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