La wilaya de Skikda a été le théâtre d’une importante rencontre, marquant une étape significative dans le dialogue entre les autorités locales et les élus du Parlement. Sous la présidence de Mme Houria Meddahi, wali de Skikda, la réunion s’est déroulée en présence des députés des deux chambres, du secrétaire général de la wilaya, ainsi que des directeurs exécutifs de plusieurs secteurs clés tels que la santé, l’environnement et les forêts. Lors de son discours d’ouverture, Mme Meddahi a mis en exergue l’importance de ces échanges réguliers, conformément aux directives du ministère de l’Intérieur. Elle a salué les efforts des parlementaires dans leur rôle de relais des préoccupations citoyennes, soulignant que ces rencontres constituent une passerelle essentielle entre les populations locales et l’administration. Dans cette optique, elle a rappelé que l’État alloue des budgets conséquents pour le développement des zones rurales et isolées, un enjeu primordial pour l’amélioration des conditions de vie des habitants.
Santé publique : des infrastructures à améliorer
Le secteur de la santé a occupé une place centrale dans les discussions. Les parlementaires ont soulevé plusieurs questions cruciales, notamment la progression des projets d’hôpitaux à Aïn Kechra et Oum Tobe, ainsi que la mise en service de l’hôpital de 240 lits à Skikda et celui de 120 lits à Collo. Ils ont également plaidé pour la création de cliniques polyvalentes dans les communes à forte densité, afin de réduire la pression sur les hôpitaux existants. L’état de l’hôpital des brûlés de Bouzaâroura a été abordé, les députés ayant exprimé leur frustration face aux obstacles retardant son ouverture. Ils ont également insisté sur l’urgence d’ouvrir un service de réanimation et d’acquérir un scanner pour l’hôpital. En matière de santé publique, l’acquisition d’un bus pour la collecte de sang a été proposée, dans le but de renforcer les capacités de la wilaya.Le secteur de l’environnement n’a pas été en reste. Les élus ont soulevé des préoccupations concernant le retard dans la mise en œuvre du centre d’enfouissement technique de Koudiat M’emen, malgré la disponibilité des fonds. De même, la pollution de l’oued Kebir et l’élimination des déchets industriels, notamment ceux de l’usine de tomates, ont suscité de vives discussions. Le manque de camions pour la collecte des déchets dans certaines communes a été pointé, appelant à une révision des plans de gestion. Concernant la biodiversité, les élus ont insisté sur la nécessité de poursuivre la vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire, une maladie zoonotique qui avait récemment touché la région. Le souci de l’assainissement et de l’accès à l’eau potable dans des zones telles que M’rajea, une commune rattachée à Ben Azza, a également été mis en lumière.
Forêts et développement rural : des perspectives prometteuses
Dans le secteur des forêts, la question du logement rural dans les communes à vocation forestière a été un sujet d’intérêt. Les élus ont proposé l’ouverture de routes et de tranchées pour faciliter l’accès à ces zones et encourager un développement durable. La relance du secteur forestier a également été évoquée comme une voie potentielle pour soutenir l’économie nationale, en créant des emplois et en valorisant les ressources locales. En clôturant la rencontre, Mme Meddahi a remercié les participants pour leur engagement en faveur du développement régional. Elle a exprimé l’espoir que ces discussions débouchent rapidement sur des solutions concrètes, à même d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Les projets prioritaires, notamment dans les secteurs de la santé, de l’environnement et des forêts, seront scrutés de près, dans un souci constant de placer les préoccupations citoyennes au cœur de l’action publique. Cette rencontre témoigne d’un engagement renouvelé des autorités et des élus pour faire face aux défis du développement local, dans une dynamique de concertation et de coordination exemplaire.
Par Mohamed Tahar Aissani
