Sonarem accélère la concrétisation du projet minier d’Oued Amizour

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Un an après le lancement symbolique du projet minier de Oued Amizour, le groupe public Sonarem amorce une phase décisive de concrétisation. Alors que la première pierre a marqué le coup d’envoi de ce projet structurant dédié à l’exploitation du zinc et du plomb, les récentes semaines sont marquées par une intensification des démarches opérationnelles. Multipliant les rencontres stratégiques avec l’ensemble des acteurs concernés, Sonarem démontre sa détermination à accélérer la mise en œuvre de ce chantier d’envergure nationale. En effet, ce projet structurant fait partie des priorités du secteur minier en Algérie, marquant une étape cruciale avec le lancement de la phase de construction de la mine. Les procédures administratives relatives à l’expropriation et aux indemnisations étant finalisées, les travaux de réalisation de la mine et des unités de traitement associées peuvent désormais commencer. C’est ainsi que deux réunions importantes se sont tenues cette semaine au siège de la Sonarem à Alger, signalant le début d’une nouvelle phase pour la concrétisation de ce projet cher au président de la République. La première réunion, qui a eu lieu le 28 octobre dernier, a réuni le PDG de la Sonarem et les parties prenantes, notamment les responsables des deux filiales de Sonarem et la société australienne Terramin. Lors de cette rencontre, un calendrier pour l’exécution des travaux a été défini, afin de garantir le respect des délais. La présence de Fend Sheng, le premier responsable de la société australienne, a également contribué à la dynamisation des discussions.

Accélération des Travaux

Dans ce sillage, les discussions ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la cadence des travaux. Le PDG de la Sonarem, Mohamed Sakhri Harami, a également rencontré le Directeur général de la société chinoise Sinosteel, qui est chargée de la réalisation des infrastructures de base du projet. Ce dernier a été engagé pour garantir l’entrée en phase de production du projet d’ici fin 2026. Les premiers travaux porteront sur la préparation de la base de vie de la société WMZ, située dans la commune de Tala Hamza, ainsi que sur la préparation de la mine pour son exploitation. La planification s’étendra sur deux années pour mettre en place les infrastructures d’accompagnement essentielles à l’exploitation de la mine de zinc et de plomb. Les installations à prévoir incluent des unités de concassage, de transport, de broyage et de séchage, ainsi que des infrastructures pour le traitement des déchets et des eaux. Des dépôts pour le stockage des produits chimiques et des matières explosives seront également mis en place. Un programme de protection de l’environnement accompagnera ces développements, avec des infrastructures dédiées au traitement et au stockage des déchets miniers. Ce projet, avec un investissement global de 471 millions de dollars, est considéré comme l’une des plus importantes mines de zinc au monde. Il permettra une production estimée à 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb, tout en exploitant une réserve de 35 millions de tonnes de zinc. Ce projet s’inscrit dans le cadre des priorités du secteur minier algérien, aux côtés d’autres mégaprojets tels que celui de phosphate intégré de Bled El Hadba et de minerai de fer de Gara Djebilet. Avec ces développements, l’Algérie se positionne comme un acteur clé dans le secteur minier mondial, avec des perspectives de croissance et de dynamisme renforcées.

Par Kheireddine Boukhalfa

 

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