Distribution à grande échelle de logements à travers tout le pays : La mise à mort prononcée des bidonvilles

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Durant des décennies l’Algérie a été confrontée au spectre des bidonvilles. Depuis l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune, d’abord en tant que ministre de l’habitat puis président de la république une fois et pour cinq ans supplémentaires le problème du logement a été pris à bras le corps suivi de l’éradication des logements en tôle qui encerclaient les grandes villes.

100 mille logements ont été distribués  hier à  leurs locataires ou propriétaires partiels. Pour rappel  des dizaines de milliers de logements sociaux avaient été construits tout au long de ces sept dernières années avec à chaque fois des remises de clés à leurs attributaires, attributaires qui n’ont pas la chance d’autres souscripteurs de logements exigeant une participation financière échelonnée sur plusieurs années ou ceux ayant déposé des dossiers AADL. Ce sont ces catégories vulnérables qui ne peuvent se permettre une quelconque participation financière mais seulement le paiement d’un loyer modéré en échange d’un logement dit social qui habitaient les bidonvilles, cauchemar de tous les pouvoirs politiques qui se sont succédés  depuis l’indépendance jusqu’à  l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika  le premier président qui a pris réellement le problème d’éradication des bidonvilles en charge. Une véritable stratégie du logement fut alors mise en place et on trouve à sa tête un ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui allait faire parler de lui pendant des années. En fait c’était le véritable maitre d’œuvre de la construction ininterrompue de deux millions de logements parmi eux un nombre significatif de logements sociaux. La capitale, les grandes villes comme Oran , Constantine et Annaba  mais aussi des villes moyennes qui souffraient du phénomène  des cités en tôles, éradiquées à maintes reprises, mais aussitôt remplacées par de nouveaux arrivants qui prenaient la relève. A partir de 2016  le nombre de ces cités insalubres qui enlaidissaient l’environnement urbain a chuté de manière significative sans pour autant disparaitre définitivement. Des enquêtes sérieuses furent alors entreprises à l’effet de savoir pourquoi un pan de ces cités pourtant rasées revenait souvent et reprenait pour ainsi dire du service. Il apparut  selon les résultats de ces enquêtes que ces baraques tôlées servaient de refuge à toutes sortes de trafiquants et constituaient des bases arrière des gangs de la drogue. En fait ceux qui habitaient ces «favélas» à l’algérienne n’étaient pas du tout ces personnes pauvres et vulnérables socialement que l’on pensait être. C’était en réalité le repaire des «condottieri » qui approvisionnaient certains quartiers des villes connus pour être de véritables «superettes» spécialisée dans la vente de stupéfiants. A partir de ce constat amer les autorités prirent alors et vigoureusement  la décision d’éradiquer définitivement le problème des bidonvilles en y mettant toutefois les formes. On devait donner le change en logeant toutes les familles qui certes n’habitaient pas ces bidonvilles mais qui n’étaient guère à l’aise dans leurs logements respectifs et dont leurs résidents, particulièrement les jeunes dont la plupart étaient sans emploi  et qui fournissaient les troupes de vendeurs et de guetteurs du marché de la drogue dans les quartiers surpeuplés des villes. La stratégie adoptée par l’Etat consistait à vider ces épicentres de la drogue de leurs habitants les plus vulnérables, toujours tentés de vivre aux crochets du narco trafic. Les recensements de ces familles vivant dans l’exigüité dans leurs domiciles se sont alors multipliés de manière exponentielle. Lorsque le président Tebboune accéda au sommet de l’Etat au cours de son premier mandat la politique de distribution de logements sociaux s’est poursuivie sans relache. Il n’était pas question de fournir le moindre prétexte à tous ceux qui se plaignaient  de soi disant d’inégalité dans le traitement et la distribution de logements. Cette réponse à l’équité sociale a donné ses preuves et en un temps record donnant ainsi  aux autorités locales,  walis en tête, la possibilité de mettre fin et de manière efficace au problème des bidonvilles en rendant toutes leurs assiettes de terrain qui leur servaient à reconstruire   totalement indisponibles. Ainsi d’une pierre deux coups on  est arrivé enfin  et à l’issue de plusieurs décennies à mettre fin à cette souillure du passé.

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