Dans le cadre du renforcement du dialogue sécuritaire international, un important entretien s’est tenu ce mardi à Alger entre le ministre de l’Intérieur des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Brahim Merad, et une délégation de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, conduite par Simona Malpezzi. Cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder les défis sécuritaires majeurs, notamment la lutte contre la criminalité transfrontalière. En effet, lors de son allocution d’accueil, M.Merad a souligné que cette rencontre coïncidait avec le 70e anniversaire de la Révolution de Novembre, un moment phare de l’histoire algérienne, tout en précisant que cet anniversaire reflétait l’engagement de l’Algérie à défendre les causes justes sur la scène internationale, notamment celles qui touchent à la souveraineté et à la paix dans le monde. Le ministre a également profité de l’occasion pour dresser un bilan des réformes importantes réalisées en Algérie au cours des cinq dernières années, tant sur le plan institutionnel qu’économique et social. Ces réformes, qui ont permis de renforcer l’édifice institutionnel de l’État algérien, se poursuivront après le renouvellement de la confiance populaire envers le président Abdelmadjid Tebboune pour un second mandat. Ce contexte de stabilité interne, selon le ministre, constitue un terreau fertile pour développer des partenariats internationaux solides, en particulier avec des acteurs mondiaux comme l’OTAN. Concernant la coopération bilatérale, le ministre de l’Intérieur a réitéré la volonté de l’Algérie de renforcer son engagement dans les mécanismes régionaux et internationaux pour faire face aux menaces communes, telles que le trafic de drogue, le terrorisme, le trafic humain, et l’immigration illégale. Il a notamment évoqué la lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants, un phénomène qui a pris de l’ampleur en Algérie en raison de stratégies malveillantes menées par certaines entités étrangères. Le ministre a aussi mis en avant la coopération déjà entamée avec plusieurs pays voisins, notamment la Tunisie et la Libye, ainsi que l’Italie, pour une approche commune face à la problématique de l’immigration clandestine. Ces rencontres, marquées par une forte volonté politique des dirigeants des quatre pays concernés, ont abouti à un consensus sur une stratégie de lutte contre l’immigration illégale. Cette stratégie dépasse le simple aspect opérationnel en incluant des initiatives de développement dans les pays d’origine des migrants et en visant à améliorer les conditions de sécurité et de stabilité dans ces régions. De son côté, Simona Malpezzi, présidente du groupe parlementaire de l’OTAN, a exprimé la volonté ferme de l’Alliance Atlantique de travailler en étroite collaboration avec l’Algérie pour défendre les principes de paix, de liberté et d’indépendance. Elle a salué l’importance du rôle des parlements dans la promotion du dialogue et de la coopération entre les nations, et a insisté sur le rôle fondamental des échanges parlementaires dans le renforcement des relations bilatérales. Le dialogue entre les membres du groupe parlementaire de l’OTAN et le ministre de l’intérieur a permis d’approfondir les réflexions sur des sujets de coopération en matière de sécurité, tout en soulignant la nécessité de s’adapter aux nouvelles menaces mondiales, telles que les risques liés aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles. L’Algérie, tout en faisant face à ces défis internes, reste un partenaire de choix pour l’OTAN dans la lutte contre ces risques communs. Ainsi, cette rencontre témoigne de l’importance croissante de l’Algérie dans le cadre de la coopération internationale en matière de sécurité. En poursuivant ses réformes internes et en intensifiant ses relations avec les acteurs internationaux, l’Algérie entend jouer un rôle clé dans la gestion des défis transnationaux et dans la promotion de la paix et de la stabilité en Méditerranée et au-delà.
Par Kheireddine Boukhalfa
