Prix du SILA ou Prix du 1er Novembre :Une Récompense Littéraire sous le Feu des Interrogations

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Le Salon International du Livre d’Alger (SILA), dans sa 27e édition, a une fois de plus célébré la littérature algérienne. Cependant, la remise du prix « Kitabi El Awal », destiné aux jeunes auteurs, a suscité un débat vif dans les cercles littéraires et médiatiques. L’intitulé du prix, sa portée et son organisation ont été largement interrogés, notamment à travers les remarques de Fateh Agrane sur les ondes de la chaîne 3. Ce débat révèle des lacunes et des opportunités à exploiter pour améliorer cet événement emblématique. Lors d’une intervention radiophonique, le commissaire du SILA, M. Iguerb, a précisé que ce prix ne concernait pas toutes les œuvres présentées au salon, mais bien un concours distinct organisé en amont. Ce dernier visait à récompenser les jeunes écrivains ayant publié leur première œuvre en 2024. Au total, 81 œuvres ont été soumises à l’appréciation d’un jury présidé par Inchirah Saadi, composé de figures reconnues de la scène littéraire. Les lauréats, Slimani Belkacem Moncef pour son roman en arabe Aâliyat el Qech et Amel Benabdallah pour son œuvre en amazigh mozabite Yaoumiyat Doubajou, incarnent la relève littéraire algérienne. Cependant, l’absence de prix pour les œuvres en langues étrangères a mis en lumière un déficit de diversité linguistique parmi les candidatures.

 

Par Mohamed Tahar Aissani

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