Suite à la publication d’une annonce officielle par la wilaya de Skikda, en lien avec le décret ministériel relatif à la régularisation des véhicules non immatriculés, les automobilistes de la région sont invités à régulariser leur situation. Cette démarche concerne notamment les propriétaires de véhicules portant les numéros de série 22 et 33, qui doivent se présenter auprès des services compétents pour obtenir de nouvelles cartes grises actualisées. Une précision importante : ces cartes mentionneront la date de mise en circulation comme année première d’immatriculation, afin de se conformer à la législation en vigueur et éviter d’éventuelles sanctions. Cependant, au-delà de cet appel administratif, plusieurs voix de citoyens s’élèvent pour souligner des problématiques locales liées à la circulation et au transport urbain. Parmi les réactions, une question essentielle est posée : « Qu’en est-il des routes non goudronnées dans certaines zones de la ville de Skikda ? » Selon de nombreux résidents, l’état des routes, particulièrement dans des quartiers centraux et périphériques, transforme la conduite en un véritable calvaire quotidien.
Une mobilité entravée par des infrastructures insuffisantes
Un internaute, pointe un probable oubli dans l’annonce concernant les numéros de série mentionnés, évoquant une erreur entre les chiffres « 22 et 33 » au lieu de « 22 et 23 ». Cette confusion, bien que mineure, reflète une certaine frustration quant à la communication administrative. Mais au-delà des chiffres, les habitants de quartiers comme Bouzaâroura et Leblatan, où la population a considérablement augmenté, dénoncent un manque criant de moyens de transport, notamment aux heures de pointe. Ces plaintes récurrentes sont amplifiées par les problèmes d’urbanisme : des routes impraticables, des rues mal entretenues, et des trajets qui deviennent de plus en plus éprouvants pour les conducteurs comme pour les piétons. « La circulation à Skikda est devenue un enfer », déplore un autre habitant, illustrant les conséquences d’un réseau routier défaillant. Si l’objectif de cette annonce vise à améliorer la traçabilité des véhicules en conformité avec les lois nationales, il semble crucial de considérer les défis quotidiens auxquels sont confrontés les habitants de Skikda. La question des routes et des transports urbains pourrait bien mériter une attention tout aussi prioritaire, afin d’assurer une mobilité digne de ce nom à tous les usagers. En conclusion, cette initiative de régularisation pourrait être l’occasion de rétablir un dialogue constructif entre les autorités locales et les citoyens. L’amélioration des infrastructures routières et le développement de solutions de transport adaptées sont des attentes légitimes qui, si elles sont prises en compte, contribueraient non seulement au respect des lois mais aussi à un quotidien plus fluide et agréable pour les habitants de Skikda.
Par Mohamed Tahar Aissani
