L’Algérie, avec ses vastes potentialités touristiques allant des plages immaculées aux étendues sahariennes, s’impose comme une destination singulière au cœur du bassin méditerranéen. Cependant, les défis auxquels le secteur touristique fait face demeurent nombreux, exigeant une gestion stratégique et visionnaire. L’arrivée de Houria Meddahi, reconnue pour son exigence et son pragmatisme lors de son mandat de wali, en tant que ministre du Tourisme et de l’Artisanat, suscite espoir et attentes. L’Algérie bénéficie d’un patrimoine naturel et culturel d’exception. Le Sahara, qualifié de « musée à ciel ouvert », attire les aventuriers du monde entier grâce à des sites tels que le Tassili N’Ajjer et le Hoggar. Le littoral méditerranéen, s’étendant sur plus de 1600 kilomètres, recèle des plages vierges et d’opportunités d’investissement balnéaire. Par ailleurs, les richesses historiques, allant des ruines romaines de Timgad aux ksour du Sud, témoignent d’une histoire millénaire. La diversité des offres touristiques – thermalisme, tourisme saharien, balnéaire et culturel – positionne l’Algérie comme une destination prometteuse pour un public national et international. L’initiative récente de simplification des visas pour le tourisme saharien est une avancée majeure pour accroître l’attractivité de ces régions.
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Les Points Faibles et Défis à Relever
Malgré ces atouts, plusieurs obstacles freinent le développement du secteur. L’infrastructure reste sous-développée : manque de routes, d’hôtels modernes et d’un service client répondant aux standards internationaux. Par ailleurs, l’image de marque du pays souffre encore d’un déficit de promotion efficace à l’étranger, et le climat des affaires reste perçu comme complexe, décourageant certains investisseurs. Les contraintes administratives, notamment en matière d’accès au foncier et de financement, sont un frein pour les promoteurs. De plus, la formation et la professionnalisation des acteurs du tourisme nécessitent des efforts conséquents pour garantir une qualité d’accueil compétitive. L’arrivée d’Houria Meddahi à la tête du ministère du Tourisme marque une étape cruciale. Ayant déjà prouvé son efficacité dans la gestion administrative et territoriale, elle devra affronter des défis de taille. Parmi les priorités : mettre en œuvre des stratégies pour développer les Zones d’Expansion Touristique, accélérer la modernisation des infrastructures et renforcer le marketing touristique à l’international. Madame Meddahi est également attendue pour promouvoir le partenariat public-privé, indispensable pour mobiliser les ressources nécessaires au développement de pôles touristiques d’excellence. Sa capacité à faire converger les initiatives locales et nationales pourrait jouer un rôle clé dans la concrétisation des objectifs du Schéma Directeur d’Aménagement Touristique à l’horizon 2030. Le tourisme algérien peut devenir un levier de diversification économique, réduisant la dépendance aux hydrocarbures. Il s’agit d’une industrie capable de générer des emplois, de stimuler l’économie locale et de repositionner l’Algérie comme une destination phare dans le bassin méditerranéen.
Par Mohamed Tahar Aissani