L’Elysée par la voix du ministre des AE a proposé à Alger une protection consulaire de Boualem Sansal placé en détention provisoire en attendant d’être jugé au cours d’un procès auquel il n’échappera pas car il y va de notre souveraineté nationale mais aussi une affaire d’honneur.
En quoi consiste une telle protection ? Dans des cas analogues l’ambassade de France en Algérie prend régulièrement contact avec le prévenu, en l’occurrence Boualem Sansal en rendant visite à ce dernier. Elle peut le faire en envoyant un représentant des services consulaires d’Alger ou par le biais d’un avocat ayant reçu toute habilitation pour représenter le prévenu. C’est une façon de faire diplomatique, reconnue par le droit international. L’Algérie y souscrit. Les choses donc se feront dans le respect des procédures du pays, le notre bien évidemment. Toute forme de pression, en dehors du cadre légal sera irrecevable par l’Algérie. Notre pays n’est pas le Maroc où la France intervient comme bon lui semble. Notre pays a consenti un énorme sacrifice pendant la lutte de libération nationale. Aujourd’hui ce renégat de Sansal (d’origine marocaine NDLR) qui sait pourtant ce que son peuple (qui a accueilli sa famille en fuite du Maroc NDLR) a enduré comme souffrance et deuil ose dire que cette Algérie, pays de ses ancêtres n’a jamais été une nation. Un mensonge des plus abjects qui vaut à ce pseudo intellectuel qui ne l’a jamais été car comment un ingénieur spécialisé dans la mécanique et la métallurgie peut comprendre un Marcel Proust ou un Arthur Rimbaud, tout comme son camarade de circonstance, Eric Zemmour dont les erreurs sur l’histoire de France sont légion, lui ce juif originaire de la tagtaguia de Souk Ahras dont le grand père portait le guennour traditionnel. Quelle liberté d’expression se targue Sansal ou ses soutiens français. Imaginons l’inverse : Sansal pris d’une fièvre patriotique s’en prend au Maroc en disant la vérité sur ce pays qui, jusqu’à l’heure actuelle n’est pas souverain puisqu’il reçoit ses ordres de Paris. Quel tollé aurait soulevé une telle déclaration. Les Editions Gallimard lui auraient fermé leur porte au nez. Allons plus loin dans notre hypothèse : Si Sansal avait émis des critiques contre Israël en rejoignant la thèse répandue par 124 pays du monde qui parle d’un génocide perpétré contre les palestiniens de Ghaza il aurait été perçu par l’ensemble de la classe politique française située à droite et dans les extrêmes de celle –ci comme un anti sioniste susceptible d’être pénalisé car faisant l’apologie du « terrorisme ». En, choisissant le contraire de ce qui se dit partout dans le monde, il a délibérément choisi son camp, celui de la félonie et de la traitrise. L’acte d’accusation en réparation contre lui ne laisse la place au doute. Il s’agit bien, d’un acte de haute trahison envers le peuple algérien et son Etat. En affirmant avec outrecuidance que l’ouest algérien a toujours fait partie du Maroc, il insulte son pays et ses congénères, ce n’est pas sa qualité de français qui date d’à peine six mois qui va le sauver de la peine lourde qui sera prononcée contre lui. La France, quant à elle sait parfaitement que juridiquement elle ne pourra pas faire grand-chose mais diplomatiquement elle pourra négocier les conditions de son incarcération qui aura bien dans son pays natal.
