France Le pays des « libertés » sous le feu de ses propres contradictions

0
44

On la disait patrie des droits de l’homme, phare de la démocratie et du pluralisme. Mais la France, le pays des libertés autoproclamées, semble vaciller sur ses propres fondations, minée par ses positions internationales incohérentes et ses déboires domestiques.

Soutien inconditionnel à un génocide à Ghazza, mépris affiché envers les droits du peuple sahraoui, mainmise douteuse sur les affaires africaines… et aujourd’hui, voilà qu’elle vacille sous le poids de ses propres malversations politiques, incarnées par la chute annoncée de Michel Barnier, Premier ministre par intérim d’une République en pleine dérive.

Un soutien à Ghaza qui fait tâche

La France, chantre des droits de l’homme ? Pas à Ghazza. Ici, les droits universels semblent s’arrêter là où commence la complaisance vis-à-vis d’un allié stratégique. En soutenant, directement ou indirectement, le génocide de tout un peuple, la France révèle le vrai visage de ses valeurs : une hypocrisie maquillée par des discours humanitaires et des séances de selfies présidentiels. Pendant que les bombes pleuvent sur les civils palestiniens, la voix de la « nation éclairée » se tait. Pire, elle justifie.

Sahara Occidental : l’aveuglement volontaire

Là où d’autres reconnaissent la légitimité d’un peuple à disposer de lui-même, la France persiste à fermer les yeux. Le Sahara Occidental, théâtre d’un conflit vieux de plusieurs décennies, demeure un sujet que Paris évite soigneusement de mentionner, préférant son partenariat ambigu avec le Maroc. Loin de prôner une solution juste et équitable, la diplomatie française s’enferme dans une logique coloniale d’un autre temps, en totale opposition avec le droit international. Mais peut-on s’attendre à autre chose d’un pays qui peine encore à reconnaître que l’Algérie est un pays souverain et indépendant ? En Afrique, les scandales français s’accumulent. Entre malversations économiques, interventions militaires déguisées et soutien tacite à des régimes douteux, la « Mère Patrie » s’acharne à garder son emprise sur un continent en quête d’émancipation. Mais l’Algérie, par sa position ferme et indépendante, agit comme un miroir cruel face à une France nostalgique de son passé colonial. Une Algérie insoumise, qui refuse de plier devant les leçons venues de Paris, voilà ce qui semble obséder les palais de l’Élysée.

Barnier : symbole d’un naufrage intérieur

Et à l’intérieur, le chaos politique pointe. Michel Barnier, propulsé Premier ministre il y a à peine trois mois, fait face à une situation explosive : deux motions de censure déposées simultanément par la droite et la gauche extrêmes, le tout sur fond de passage en force d’un budget via l’article 49.3 de la Constitution. Le gouvernement vacille, et avec lui, toute la crédibilité d’Emmanuel Macron. Si la motion de censure est adoptée, ce sera la chute précipitée de Barnier, un désaveu cuisant pour un exécutif déjà fragilisé. Une France en pleine tourmente, à l’image d’une République qui, malgré ses slogans de liberté, égalité, fraternité, semble incapable de pratiquer ce qu’elle prêche.

Double standard, double chute ?

Entre ses échecs à l’international et sa paralysie politique intérieure, la France d’aujourd’hui n’est plus qu’une ombre de ses idéaux passés. Elle tombe, et elle tombe bien. À force de jouer les donneurs de leçons, elle en a oublié d’apprendre ses propres cours. Peut-être que l’effondrement de Barnier marquera un tournant : celui d’une remise en question nécessaire de ses hypocrisies institutionnalisées. Mais pour l’heure, le pays des libertés est réduit à un spectacle : un naufrage en direct, sous les applaudissements moqueurs de ceux qu’elle a tenté de dominer.

Le monde regarde et, pour une fois, il rit.

Par Mohamed Tahar Aissani

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici