La crise politique en France a éclipsé l’affaire Sansal :Le concerné est passé aux oubliettes

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 On en a fait des gorges chaudes avec l’arrestation de Boualem Sansal, présenté comme une sorte de Samuel Pati, ce professeur « martyr » de la liberté d’expression. Cependant comme le dit le célèbre proverbe dont l’origine reste incertaine « Les chiens aboient et la caravane passe ». C’est finalement ce qui vient de se produire. L’information prime avant toute chose et elle ne concerne plus Boualem Sansal.

Depuis  avant-hier  et même un peu avant tous les organes d’information français : Presse écrite, radios et télévision ne parlent que de la très probable mention de censure du gouvernement Barnier devant être votée aujourd’hui jeudi par une majorité de députés de l’Assemblée nationale française. Tous les autres sujets, pourtant brulants d’actualité, comme la guerre en Ukraine, ce qui se passe en Syrie et au Liban dont les bombardements continuent malgré un accord sur un cessez le feu, ont été occultés. Quant à  cette affaire Sansal, on n’en parle plus, c’est du défraichi comme on le dit dans le jargon journalistique. Certes certains organes très proches de l’extrême droite et du courant identitaire continuent de jazzer mais leur lectorat est ciblé, tout au plus quelques centaines de personnes lisant ce genre de torchons qui ne fait que déverser des articles de haine et de xénophobie. Evidemment ces organes avaient saisi au vol l’arrestation dans son propre pays de Boualem Sansal devenu soudainement une star et  un citoyen français détenu par des étrangers (entendre par là les Algériens) court-circuitant de ce fait la vérité, celle de la nationalité algérienne d’origine de cet homme, devenu soudainement un écrivain de renom alors que si on prenait la peine de lire ses ouvrages on s’apercevrait immédiatement qu’on n’a pas du tout affaire à un talent mais plutôt d’un médiocre écrivaillon. En réalité cette extrême droite raciste, fascisante au plus profond de son âme et détestant à l’hystérie l’Algérie se serait fiché comme d’une guigne de ce Boualem Sansal, si ce dernier ne s’était pas fourvoyé en critiquant son pays comme il l’a fait, dans le but certainement d’obtenir cette célébrité qui lui faisait défaut. Saisissant cette opportunité tous les ennemis héréditaires de l’Algérie indépendante se rapprochèrent de ce qu’il convient de nommer un renégat et prirent l’engagement de le séduire et de le soudoyer jusqu’à un point de non retour. C’est ainsi que lors des émissions organisées par cette extrême droite nostalgique de l’Algérie française dans lesquelles se trouvait au premier plan Eric Zemmour mais également ce souverainiste à la petite semaine  Dupont Aignan , Sansal marcha, tête la première,  dans la combine en ayant toujours ce calcul sordide d’obtenir une certaine célébrité qui va le servir matériellement parlant dans sa vie en France où il a choisi de s’installer définitivement tout en ayant à l’esprit de retourner de temps en temps dans son pays l’Algérie pour rendre visite à ses proches. Il savait, au fond de lui-même qu’il avait gaffé et proféré d’horribles mensonges sur son pays et ceux qui l’ont gouverné depuis l’indépendance mais il considéra, qu’ayant obtenu la nationalité française et saisissant aussi la possibilité qu’on serait avec  lui dans le cadre de la défense de la liberté d’expression, il se sentit invincible et prit la résolution de retourner au pays. Son calcul digne d’un joueur de poker s’avéra erroné car on ne joue pas avec l’intégrité de la nation algérienne et de son territoire. Sansal le savait mais il espérait faire encore un coup d’éclat en mobilisant ses soutiens français lesquels étrangement se sont élargis jusqu’à un très haut niveau. Mais ce soutien tel un ballon de Baudruche s’est soudainement dégonflé  car aujourd’hui il y a le feu dans la maison France. Sansal  aura  beaucoup de temps à méditer dans une cellule de prison de son pays. Le temps de l’oubli a déjà commencé.

 

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