Frontières :Une machine de propagande au service de l’extrême Droite

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Le média Frontières prétend être une vitrine de « l’excellence et de la spécialisation ». Pourtant, son comité stratégique, présidé par Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie, dévoile une autre réalité. Il rassemble des personnalités comme Thibault de Montbrial, Pierre Martinet ou encore Loïk Le Floch-Prigent, des figures connues pour leurs positions conservatrices et leur proximité avec les sphères sécuritaires.

Dans ce groupe, Boualem Sansal occupe une place singulière. Présenté comme un écrivain engagé et « résistant contre l’islamisme », il devient ici un acteur complice d’une machine médiatique qui alimente des narratifs néocoloniaux et réactionnaires. Cette posture questionne l’éthique de l’auteur, qui semble s’être égaré dans un rôle d’instrument idéologique.

 

Le CRSI : Une officine sécuritaire et néocoloniale

En parallèle, le Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure (CRSI), où Sansal siège également, se distingue par ses accointances avec des entreprises privées comme Gallice, spécialisée dans les services sécuritaires et militaires. Fondée en 2007, cette société se positionne comme une « SMP à la française », opérant en Afrique francophone, un terrain fertile pour des pratiques rappelant l’ingérence coloniale. Ce mélange de stratégies sécuritaires et de manipulation idéologique donne au CRSI un rôle trouble : justifier des interventions sous couvert de lutte contre l’insécurité et le terrorisme, tout en promouvant des intérêts néocoloniaux. La participation de Boualem Sansal à ce comité amplifie cette dissonance entre son image d’écrivain et les agendas qu’il cautionne.

Quand la plume légitime le poison médiatique

La présence de Boualem Sansal dans ces structures dépasse la simple adhésion idéologique. Elle confère une légitimité intellectuelle à des discours qui diabolisent les sociétés postcoloniales, notamment algérienne, et renforcent une nostalgie dangereuse de l’Algérie française. Pourquoi les médias français passent-ils sous silence ces engagements ? Ce silence complice masque une stratégie claire : offrir un vernis d’intellectualité à des narratifs colonialistes et xénophobes. Boualem Sansal, souvent salué pour son courage littéraire, choisit aujourd’hui de s’associer à des cercles où la plume sert d’arme au service d’une propagande insidieuse. Ce choix interroge : est-il un acteur pleinement conscient de l’agenda qu’il soutient, ou un intellectuel piégé par des opportunités de visibilité et de financement ? Quoi qu’il en soit, sa présence dans ces cercles le rend complice d’un projet qui va à l’encontre des aspirations des peuples à l’émancipation et à la justice. .

 Du sang sale au service d’un ordre réactionnaire
Le cas de Boualem Sansal, et plus largement celui de médias comme Frontières ou du CRSI, illustre une dérive médiatique inquiétante. Ces structures ne se contentent pas d’informer : elles fabriquent un narratif qui sert les intérêts de l’extrême droite, des nostalgiques du colonialisme et des élites sécuritaires. Sous le masque de l’analyse et de l’engagement intellectuel, elles dissimulent une entreprise de manipulation et de désinformation. Il est impératif de dénoncer cette imposture. Les intellectuels ne peuvent se taire face à une telle instrumentalisation de la plume et de la pensée. Si Boualem Sansal a choisi de donner son nom à cette cause, il appartient aux citoyens éclairés de rappeler que la vérité ne se monnaie pas et que la liberté d’un peuple ne peut être réécrite par des médias aux ambitions obscures. Du Sang Sansal, symbole d’une trahison intellectuelle, doit devenir un cri d’alarme pour toutes les consciences éprises de justice et de vérité.

 

Par Mohamed Tahar Aissani

 

 

 

 

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