Le projet de réalisation du nouveau pont de la localité de Nador, qui relie le village à l’autre rive de l’Oued Seybouse, se trouve pratiquement à l’arrêt et les automobilistes sont contraints d’utiliser toujours l’ancien pont métallique de l’époque coloniale avec tous les risques qui peuvent en découler. En effet l’ancien pont métallique de Nador, qui enjambe l’Oued Seybouse, reliant Nador a la RN20, construit durant l’époque coloniale, est devenu au fil du temps vétuste et ne supporte plus la charge de nombreux véhicules et autres engins agricoles, qui empruntent journellement ce passage obligatoire, pour rejoindre leurs domiciles ou leurs travail. Et pour traverser le pont, les automobilistes, sont contraints d’attendre les véhicules qui viennent de l’autre côté, pour pouvoir passer à leur tour, car le tablier du pont en plus de son étroitesse, sa géométrie ne peut contenir qu’une seule file de véhicules, ce qui constitue une situation de stress, d’excitation, d’énervement et d’exaspération, pour les automobilistes qui empruntent cet ouvrage. Et c’est pour cette raison que les autorités de la wilaya, se sont engagé pour la réalisation du projet du nouveau pont adjacent l’ancien ouvrage, pour faciliter la circulation et désenclaver la localité de Nador, agglomération secondaire de plus de 20 mille âmes, relevant administrativement de la commune de Beni-Mazline. C’est ainsi, que le projet de réalisation du nouveau pont route, a été attribué à la société algérienne des ponts et travaux d’art (SEPTA), avec un ordre de service (ODS) en date du mois d’avril 2019, financé par la caisse de solidarité et de soutien des collectivités locales (FSSCL), pour un montant de 17 milliards 600 millions de centimes, pour un délai de 12 mois pour son achèvement. Signalons à ce titre, que ce projet exécuté en sous-traitance par une entreprise privée, accuse un énorme retard, puisqu’il devait être achevé et réceptionner au mois de juillet de l’année 2023. Pour le secteur des travaux publics c’est le calme plat sur ce chantier de construction du nouveau pont, qui doit assurer la continuité de la seule voie de communication qui relie la localité de Nador à la RN20. A cause du non achèvement de ce projet, la localité de Nador, qui abrite la Zaouïa de cheikh El- Hafnaoui Beddiar et l’ancienne gare du chemin de fer, les activités économiques, sociales et culturelles en ce lieu, sont paralysées. Rappelons, que ce projet a fait l’objet de plusieurs visites sur place par Mme le wali et que des promesses lui ont été données quant à son achèvement dans les meilleurs délais par le directeur des travaux publics (DTP de Guelma) et le responsable de l’entreprise chargé de l’exécution du projet, mais malheureusement il faut le signaler, que rien n’a été fait à ce jour et le projet reste en souffrance. Signalons en outre, que les habitants de la localité Nador, ont manifesté leur mécontentement à plusieurs reprises, sur cette situation d’abondon, qui enfonce d’avantage leur localité dans l’isolement. Pour vérifier la véracité du témoignage des habitants de Nador sur l’arrêt des travaux du projet en question, notre journal, s’est déplacé sur le terrain, pour constater de visu cette affaire et effectivement nous pouvons dire que le chantier semble être à l’arrêt et aucune présence d’engins ni matériel, ni employés sur place, en vue d’activer le chantier. Même le gardiennage n’est pas assuré au moment de notre visite. Il faut dire à ce sujet, que la première responsable de la wilaya, lors de ses différentes sorties d’inspection et de travail sur le terrain des projets, a toujours mis l’accent sur la nécessité d’accompagner les entreprises retenues pour l’exécution des projets de développement socio-économiques, dans toutes les étapes de réalisation, afin de garantir un suivi rigoureux et achever les projets dans les délais impartis. Mais dans le cas d’espèce, par manque de coordination, de suivi et de communication entre les différents responsables, notamment le DTP de Guelma et le chef d’entreprise, le pont de Nador reste non achevé en attendant d’autres intervenants, qui peuvent être à l’écoute des souffrances de ce pont qui entravent son achèvement et qui a nécessité un effort financiers considérable par les pouvoirs publics, pour sa réalisation dans les délais, et aussi pour désenclaver cette région riche en potentialités agricoles et maraichères.
