Horizon 2028:
L’Algérie va doubler sa production de gaz naturel

0
122

Sonatrach est aujourd’hui le premier groupe énergétique du continent africain. D’ici 2028 l’Algérie sera un des leaders mondiaux de l’énergie gazière. La compagnie nationale a prévu d’investir 50 milliards de dollars d’ici 2028. Cela donnera nécessairement des résultats à la hauteur des sommes investies, ce qui dégagera des profits considérables pour le pays, tout en faisant monter les échelons au groupe public, acteur incontournable de la politique énergétique du pays.

De ces 200 milliards de mètres cube prévus pour les prochaines quatre années, la moitié, autrement dit 100 milliards de m3, seront consacrés à l’exportation. Cela fait partie des engagements pris par l’Algérie auprès de ses clients traditionnels que sont l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Surtout ce dernier pays qui est partie prenante dans tous les projets qui seront réalisés par Sonatrach. Dans le court terme il est d’ores et déjà prévu de booster le gisement de Hassi R ‘Mel. Les investissements prévus sont estimés à 2, 3 milliards de dollars. Ces investisseurs sont connus. Il s’agit de l’américain Baker Hughes et des italiens Technimont et Nuovo Pignone international. Dans le long terme 50 milliards d’investissements  sont prévus pour arriver à produire 200 milliards de m3 à l’horizon 2028.  Cette politique de l’énergie devant servir de support pour le développement de l’économie nationale qui a besoin de ce type d’énergie pour maintenir à un niveau élevé sa croissance mais aussi et surtout au doublement des exportations vers l’Europe dont la demande reste élevée et dont la proximité avec l’Algérie favorise l’acheminement de ce gaz naturel , d’où cette attractivité des investisseurs étrangers , particulièrement les Italiens qui serviront de relais dans la fourniture du gaz en Europe. Ce partenariat algéro-italien consistera à réaliser un second gazoduc qui reliera l’est de l’Algérie à la péninsule italienne. Le contrat est déjà signé entre les deux parties.  S’il faut encore ajouter le gazoduc qui va du Nigéria, via le Niger pour aboutir en Algérie qui assumera son acheminement vers la botte italienne, on peut dire, sans risque de nous tromper, que l’Algérie joue déjà dans la cour des grands de l’énergie. Est –ce que cela rapportera aux finances de l’Etat ? Sans aucun doute là-dessus. D’ici 2028 les réserves de change doubleront. Elles passeront des 75 milliards de dollars actuellement engrangés à  150 milliards de dollars, soit l’équivalent de 32  mois d’importations. Un supplément important de devises engrangées atterriront dans la trésorerie de Sonatrach, laquelle gravira les marches du podium qu’escaladent continuellement les grandes compagnies pétrolières mondiales. C’est donc parti pour un bon nombre d’années de rente gazière mais aussi pétrolière, bien qu’à ce niveau les réserves d’or noir de l’Algérie sont modestes par rapport à des pays comme le Nigéria ou l’Angola qui découvre, chaque jour de nouveaux gisements. Néanmoins avec les engagements pris dans les différentes COP concernant la réduction de la part du pétrole pour les pays qui en consomment des quantités  la production de ce produit diminuera progressivement pour stopper relativement les émanations de gaz à effet de serre dont le pétrole est responsable à hauteur de 90% . Reste le gaz naturel. Il se trouve et ce sont des experts en ce domaine qui le disent, le gaz naturel  et particulièrement le GNL a encore de nombreuses années devant lui. Il se trouve que l’Algérie figure parmi les grands exportateurs de ce produit encore nécessaire à une grande partie de pays du monde.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici