Le ministre français de l’intérieur déclaré démissionnaire mais toujours en poste réagit toujours à la détention de Boualem Sansal, son ami, selon lui. Il prône la fermeté si le détenu ,en liberté provisoire n’est pas libéré. Ce partisan de la droite dure de LR pense avoir les atouts en mains. Comme il se trompe !
D’abord ce n’est pas sûr qu’il conserve son poste actuel au gouvernement Bayrou. L’opposition de gauche, excepté LFI, reçue par Bayrou exige le départ de Rotaillau ou, le cas échéant, l’abandon de ses exigences sur une nouvelle loi sur l’émigration et tout ce qui concerne celle –ci. L’actuel premier ministre qui tient à ce qu’on ne le censure pas comme cela a été le cas pour celui qui l’a précédé, en l’occurrence, Michel Barnier doit choisir. S’il maintien Bruno Rotaillau en acceptant les conditions de ce dernier, il sera immanquablement censuré par l’opposition de gauche à laquelle se joindra la France insoumise mais également l’aile dite gauche de la majorité macroniste. Il est très peu probable que François Bayrou maintienne Rotaillau à son poste de ministre de l’intérieur si ce dernier ne met pas de l’eau dans son vin. Si ce dur de LR consent à cette concession, il sera muselé jusqu’aux calendes grecques et les déclarations qu’il a faites à BFMTV en proposant la fermeté que la France devra adopter contre l’Algérie si son «ami» Boualem Sansal n’est pas libéré resteront lettre morte. On sait que ce Bruno Rotaillau a une dent contre l’Algérie, il suit pas à pas l’extrême droite concernant notre pays. Une chose est sûre Emmanuel Macron n’a pas en odeur de sainteté ce membre des LR qu’il soupçonne de connivence avec le parti de Marine Le Pen et un certain Eric Cioti. Quant à la suspension du visa pour les Algériens qui le demandent , c’est une menace tout à fait ridicule qui n’aura pas l’aval de François Bayrou ,encore moins d’Emmanuel Macron et surtout du Conseil d’Etat qui déboute une telle demande. Ces menaces à l’emporte pièce ou disons le carrément ce chantage de bas étage que certains courants et personnalités françaises profèrent contre l’Algérie ne dérange aucunement notre pays qui sait qu’il est dans son bon droit et que ces élucubrations de nervis qui n’ont toujours pas digéré l’indépendance de l’Algérie et dont ils veulent venger l’humiliation de cet exode massif de ce million de pieds –noirs, fuyant de leur propre gré un pays dont les futurs dirigeants n’ont jamais, au grand jamais, exigé leur départ, sinon de faire un choix au bout de trois ans s’ils optaient pour la nationalité algérienne ou le maintien de leur nationalité française, auquel cas ils seraient considérés comme étrangers mais s’ils faisaient le choix de rester français ils devront obéir aux règlement et lois concernant la présence de citoyens non algériens dans ce pays. Tout cela est inscrit noir sur blanc dans les accords d’Evian. Alors pourquoi un tel ressentiment et tant de haine envers un pays et ses dirigeants? Une clarification s’impose entre l’Algérie et la France et cela à tous les niveaux. Il faut crever l’abcès une fois pour toute et ne plus se cacher dans des faux semblants. Toute cette hypocrisie mielleuse mais en réalité nauséabonde ne fait qu’envenimer les choses. Il faut poser à la France officielle cette question : Veut –elle entretenir des relations d’Etat à Etat, dans le respect de la souveraineté réciproque en faisant fi de toute ingérence dans les affaires intérieures de cet Etat et dans ce cas il faut mettre un terme à toute déclaration infâme et outrancière qui vise la politique de l’Etat quel que soit le courant de pensée ou la politique en vigueur dans cet Etat. Que la France refuse le devoir de mémoire envers l’Algérie, qu’à cela ne tienne mais elle ne doit pas, dans tel cas, s’offusquer si, de son coté, l’Algérie porte à la connaissance du monde toutes les horreurs que la France a commise en Algérie de 1830 à 1962. Si l’on en vient à laver son linge sale en public c’est la France qui connaitra la honte, certainement pas l’Algérie. Alors Bruno Rotaillau, s’il vous plait , fermez votre gueule !
