Les conditions climatiques caractérisées par de longues périodes de sécheresse ne cessent de suggérer aux autorités des approches palliatives en vue de préserver l’agriculture et d’autres secteurs d’activités affectés par l’insuffisance de la pluviométrie. A ce propos, les hautes autorités du pays ont relancé l’étude relative à la réutilisation des eaux épurées des Station d’Epuration (STEP), étude gelée depuis l’année 2007. Dans ce sens, l’antenne de Mila de l’Office Nationale d’Assainissement (ONA) a organisé, ce mercredi 18 décembre, une journée d’étude consacrée à l’actualisation de l’étude de réutilisation des eaux dépolluées des STEP dans la sphère agricole, industrielle et urbaine. L’étude, pour rappel, est réalisée par un groupement de bureaux d’études spécialisés, à savoir l’EHE, BEDEX et MATHE. S’agissant de la substance de l’étude, elle prévoit l’injection des eaux épurées dans l’irrigation agricole, certains segments de l’industrie et dans l’extinction des incendies. Cette journée a été animée par ArabBoudjemaâ, représentant du groupement des bureaux d’études (EHE, BEDEX, et Mathe) chargé de l’actualisation de l’étude de l’année 2007 sur l’utilisation des eaux épurées des STEP dans les domaines agricoles, en industrie et pour des besoins urbains. Pour Arabe, l’usage des eaux épurées devient un impératif, compte-tenu des aléas climatiques actuels. Dans ce sens, notre interlocuteur indique que les hautes autorités du pays se tournent vers l’usage de ces eaux pour remédier au manque de précipitation. « Après recyclage, ces eaux deviennent utilisables dans la céréaliculture, l’arboriculture, ainsi que dans certaines industrie, le nettoyage des lieux publics et l’extinction des feux », dira-t-il. Et d’ajouter : « A partir de l’année prochaine jusqu’en 2045, on va introduire progressivement les eaux épurées des STEP pour l’irrigation des céréales, l’arrosage de l’arboriculture, dans l’extinction des incendies et dans certains segments industriels. » Notre source précise que cette option est surtout édictée par la faiblesse de la pluviométrie induite par les changements climatiques. Pour sa part, le directeur de l’ONA à Mila, Ali Bandjaddou, nous a indiqué à cette occasion, que la wilaya de Mila possède des capacités non négligeables dans ce domaine et peut aider à amortir les effets néfastes de la sécheresse. « Nous produisons plus de 11 000 mètres cubes d’eau épurées par jour au niveau des cinq Stations d’Epuration de la wilaya et nous sommes prêts à apporter notre contribution à la démarche de l’Etat », nous dira-t-il. Bendjaddou précise que l’étude sur l’utilisation des eaux des STEP, gelée depuis 2007, a été relancée récemment par le président de la république, Abdelmadjid Tebboun. Son but est d’apporter des solutions aux problèmes induits par la faiblesse de la pluviométrie. Notre source indique, par ailleurs, que dans certaines région du nord de la wilaya de Mila, ces eaux sont déjà utilisées dans l’arrosage des plantations arboricoles et des espaces plantés de gazon.
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