L’Algérie fait un pas décisif dans le domaine de la recherche scientifique. Lors de l’ouverture de la Conférence Nationale des Institutions à Caractère Scientifique et Technologique, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Kamel Baddari, a révélé des chiffres éloquents qui témoignent d’une dynamique inédite.
Entre autres avancées notables, le ministère annonce le dépôt de 1 376 demandes de brevets, la création de 33 start-ups, et l’établissement de 341 micro-entreprises. Par ailleurs, 20 filiales économiques ont vu le jour, ainsi que le lancement de 14 projets innovants à vocation économique. Ces initiatives témoignent d’une volonté claire de renforcer les liens entre la recherche scientifique et le secteur économique.L’ambition ne s’arrête pas là. Le ministre a également souligné l’augmentation significative du budget alloué à la recherche scientifique, qui a enregistré une croissance de 112 % entre 2022 et 2024, pour atteindre 18 milliards de dinars. Cette augmentation reflète l’engagement du gouvernement à aligner les programmes de recherche sur les priorités nationales, notamment pour les cinq prochaines années (2024-2029). Les programmes de recherche visent des secteurs stratégiques cruciaux : Santé publique, Sécurité alimentaire, Gestion équilibrée des ressources naturelles, Transition énergétique, Urbanisme durable, Économie numérique, Technologie spatiale, Réindustrialisation nationale. Ces orientations traduisent une volonté d’adapter les efforts scientifiques et technologiques aux besoins socio-économiques du pays. En somme, il s’agit de construire une Algérie résiliente, compétitive et à la pointe de l’innovation. Le ministre a insisté sur l’importance de transformer les résultats de la recherche en solutions pratiques et en produits économiques. Cette synergie entre le savoir et l’entrepreneuriat devrait non seulement renforcer l’économie nationale mais aussi positionner l’Algérie comme un acteur clé dans l’innovation technologique à l’échelle régionale et internationale. En conclusion, les chiffres et les orientations dévoilés sont autant de promesses d’un avenir où la recherche scientifique sera un pilier fondamental du développement de l’Algérie. Ces résultats traduisent une ambition collective : faire de l’innovation un moteur de progrès pour répondre aux défis de demain.
Par Mohamed Tahar Aissani
