Guelma/ Commerce informel: A quand la fin de l’anarchie ?

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Le commerce des rues, est l’une des activités les plus visibles de l’économie dite informelle, puisqu’elle prend place dans tous les quartiers et cités de la ville et son ampleur est difficile à évaluer, notamment en ce qui concerne le nombre de personnes, qui occupent illégalement et anarchiquement l’espace de circulation réservé aux publics et aux automobilistes et cela en toute  impunité. En effet le commerce de rue, à Guelma, a connu ces derniers temps un développement important, en réponse à la fois à l’augmentation du taux de chômage, la déperdition scolaire, à la pauvreté et aussi à la cherté du niveau de vie. Tous ces paramètres sont à l’origine d’une augmentation importante du nombre sans cesse croissant de la présence des vendeurs de rue et à l’étalage, notamment au niveaux des quartiers commerciaux les plus dynamiques, comme la route de Bourara, le Bd du volontariat, la rue Slimane Amar, la rue d’Announa et autres endroits du centre-ville. Pour connaitre l’avis des citoyens sur cette problématique, qui défigure le cadre de vie urbain et menace la quiétude et la sécurité des citoyens; notre journal « Aujourd’hui », s’est déplacé au niveau des quartiers plus particulièrement touchés par ce phénomène de dégradation, de désordre et d’anarchie, afin de faire un constat sur le terrain. Reportage : Arrivé au niveau de la route de Bourara, qui est notre première étape, nous avons été choqué et marqué par  la présence d’une foule indescriptible d’acheteurs et de vendeurs, ce qui donne vraiment une impression d’inquiétude et de peur, car on n’ignore aucunement ce qui se passe au sein de cette masse de personnes qui déambulent avec nonchalance et dans le désordre le plus total, en quête de la «bonne affaire » en matière de coût. Ainsi, la première personne rencontrée au niveau de la rue commerciale de Bourara, que nous avons interrogé pour connaitre son avis à ce sujet préoccupant, devait dire, que « ce fléau de l’occupation de l’espace public, influe considérablement sur la qualité de vie des citoyens et sur la physionomie de la voie publique ».Une autre personne rencontrée au même endroit, devait nous déclarer, que « Les vendeurs à l’étalage et les commerçants qui déposent leurs marchandises sur les trottoirs et parfois sur la chaussée, encombrent la circulation piétonne et privent les automobilistes à stationner leurs véhicules, à cause des objets hétéroclites placés çà et là, ce qui sont à l’origine de disputes et de menaces violentes ». D’ailleurs une Dame qui conduisait son véhicule en cet endroit de la ville a été agressée et a vu les pneus de son véhicule crevés à l’aide d’un objet tranchant et sans aucun état d’âme, par des individus agresseurs, en charge soit disant de la sécurité du parking sauvage. «Nous avons protesté maintes fois, auprès des responsables locaux, sur le comportement négatif des vendeurs à l’étalage, qui occupent les trottoirs et même la chaussée, pour qu’ils prennent les mesures qui s’imposent pour les déloger, mais en vain ! ». Déclarent des personnes rencontrées au niveau du prolongement de la grande artère de Bourara. Au niveau du Bd Volontariat, où se trouve le marché de fortune des fruits et légumes, des riverains se sont rapprochés de notre journal, pour se plaindre des nuisances liées à ce commerce illicite et illégale, avec son lot de saleté d’absence d’hygiène et surtout avec ses sentiments d’insécurité et d’abondant. Continuons notre périple au niveau des artères de la ville, nous avons été interpellés au niveau de la rue Slimane Amar, par un groupe de citoyens, qui nous ont fait part de leur inquiétude sur le phénomène de l’occupation des trottoirs et de la chaussée, qui prend chaque jour de l’ampleur, et qu’aucune mesure ne semble être prise par les responsables locaux, pour délocaliser le commerce à l’étalage qui occupe l’espace public, appartenant au domaine de l’Etat. D’autres personnes rencontrées en la circonstance, devaient nous dire, que pour endiguer l’occupation illégale des espaces publics et mettre de l’ordre sur la voie publique, des mesures coercitives et dissuasives, doivent être prises par les pouvoirs publics, car, le cas échant, les citoyens vont continuer de vivre avec désolation et dans la douleur cette situation préoccupante, qui les empêche d’accéder à la voie publique, avec tous les risques qui peuvent en découler. En cet endroit précis et par manque de passage pour les piétons, nous étions obligés d’emprunter la chaussée avec tous les risques que cela comporte, pour contourner les obstacles qui garnissent les trottoirs, où sont exposées diverses marchandises. De ce fait, et devant ce triste tableau qui menace grandement la quiétude et la sécurité des citoyens, les responsables chargés de la gestion de l’espace urbain, sont interpellés, pour pallier à cette situation préoccupante afin d’offrir un cadre légal, pour cette activité commerciale et rétablir la circulation piétonne et automobile.

 

 

 

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