Régulation du marché: Une législation en faveur des consommateurs et des producteurs

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Dans un contexte économique marqué par des tensions inflationnistes persistantes, la question de l’accès à des produits de qualité à des prix abordables s’impose comme un enjeu majeur de société.

Face à ce défi, les pouvoirs publics s’engagent dans une démarche ambitieuse : l’élaboration d’un cadre législatif visant à concilier les intérêts des consommateurs et la pérennité du tissu économique.  En effet, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio nationale, Ahmed Mokrani, Directeur général de la régulation des activités au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, a déclaré que la nouvelle loi sur la régulation du marché et la protection du pouvoir d’achat était en cours de finalisation. Selon lui, cette législation visera à garantir les droits de tous les intervenants dans la chaîne de production, depuis le producteur jusqu’au consommateur, en assurant la qualité des produits et des prix réglementés adaptés. M. Mokrani a précisé que cette loi contribuerait à préserver le pouvoir d’achat des citoyens tout en maintenant une marge bénéficiaire équitable pour les commerçants. Elle introduira des mécanismes permettant d’harmoniser les prix, en prenant en compte à la fois les capacités économiques des consommateurs et les intérêts des opérateurs économiques. Concernant l’amélioration de la qualité des produits, le ministère prévoit d’accroître le nombre de laboratoires du Centre national de contrôle de la qualité et de l’emballage (CNCQE), passant de 35 actuellement à 45 d’ici 2025. De plus, huit laboratoires mobiles seront installés au niveau des postes frontaliers pour contrôler la conformité des produits importés et exportés aux normes en vigueur.  En parallèle, le ministère se prépare à lancer, en janvier 2025, la deuxième phase du recensement économique national. Ce projet, mené en collaboration avec la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), ambitionne de créer une base de données exhaustive des activités économiques, incluant plus de 186 000 entreprises opérant dans divers secteurs. L’objectif principal est de mieux encadrer les opérations d’importation et d’investissement à travers une cartographie précise des capacités de production nationales.Ahmed Mokrani a également mis en avant les efforts réalisés ces dernières années pour diversifier le tissu économique algérien, soulignant que les produits locaux concurrencent désormais les importations en termes de qualité et de prix. Il a rappelé que le nombre d’entreprises de production et de services en Algérie avait atteint 1,6 million à fin novembre dernier, selon le ministre du Commerce intérieur, Tayeb Zitouni.

 

Par Kheireddine Boukhalfa

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