Alger observe les changements politiques de la France : Le maintien de Bruno Rotaillau est –il un obstacle ?

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François Bayrou a  accouché dans la douleur de son gouvernement. Le courant droitier prédomine et Rotaillau l’ennemi déclaré de l’Algérie est maintenu au ministère de l’intérieur mais avec Bayrou qui n’a aucune hostilité envers notre pays il ne pourra pas égosiller comme il le faisait sous Barnier.  Son crédo concernant l’abrogation de l’accord de 1968 n’est plus d’actualité. Restera l’affaire Sansal. Alger observe

Alger aurait aimé voir Gérald Darmanin au quai d’Orsay connaissant son lien filial avec le pays de son grand père, ce tirailleur algérien mais également ses récentes visites à Alger où il a toujours reçu  un accueil chaleureux de la part de tous les officiels avec qui il s’est entretenu et jusqu’au premier d’entre eux, le président de la république. Mais bon ! La politique étant ce qu’elle est. Alger se contentera de Jean Noel Barrot qui conserve son poste au ministère des affaires étrangères . Ce fidèle de Bayrou  qui occupait le poste de vice président du MODEM le parti du nouveau premier ministre avait, souvenons –nous, abondé dans le sens de Rotaillau à propos du maintien de Boualem Sansal en prison. Un zèle inutile pour Emmanuel Macron qui tient à préserver, coute que coute, les relations mises à mal avec l’Algérie. Comme en politique étrangère Jean Noel Barrot dépend beaucoup plus de Macron que de Bayrou alors il n’est pas exclu dans l’avenir qu’il ne reviendra pas sur cette affaire dite Sansal, compromettant ainsi  cette fois–ci dangereusement les relations entre les deux pays. Bayrou conseillera probablement son fidèle compagnon de regarder ailleurs et de foutre la paix à cette Algérie dont on ne voudrait assurément pas la voir se détourner de la France, à cause d’une affaire qui présente tous les aspects d’une ingérence dans les affaires d’un pays souverain. Quant à Bruno Rotaillau qui a sauvé son poste et obtenu  même en rabiot le titre de ministre d’Etat il a vraisemblablement cédé à ses exigences inadmissibles en acceptant de ne plus franchir certaines lignes rouges et parmi celles-ci ne plus agacer les Algériens avec des propos malveillants envers eux. Quant à son « amitié » avec Sansal  celle -ci devra faire désormais partie des bons souvenirs et guère plus.  Alger qui avait rappelons–le convoqué récemment  l’ambassadeur de France au ministère des affaires étrangères pour une autre affaire a sans doute précisé à ce dernier que le climat délétère qui existe depuis un moment entre les deux pays doit cesser. Au ministère algérien des AE on a surtout signifié au diplomate français que ce qui gène l’opinion publique algérienne c’est cet affichage de l’arrogance française qui donne l’impression que la France fait toujours la pluie et le beau temps en, Algérie. Que des partis revanchards connus pour leur haine envers l’Algérie à cause de cette perte du « joyau de la couronne de l’empire colonial » amplifient d’hystérie  envers ce pays cela n’affecte en rien l’Etat algérien et son peuple. Par contre quand une vois officielle émanant d’un membre de l’Etat et du gouvernement se met quant à elle à reproduire les mêmes griefs tenus par les ennemis déclarés de l’Algérie, là cela devient une affaire d’Etat et la direction politique représentant l’Etat  ne pourra tolérer indéfiniment ce qui a l’apparence d’une ingérence inadmissible envers un pays souverain. L’observation d’Alger sur ce qui se passe à Paris et de ce que sera l‘avenir des relations entre les deux pays dépendra de la retenue dans les propos que tiendront désormais les membres du nouveau gouvernement qui vient d’être mis en place.

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