Mustapha Haddam « Les collectivités locales au cœur de la décentralisation et de l’attractivité économique »

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Mustapha Haddam, le directeur du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (CENEAP), s’est exprimé ce lundi sur les ondes de la Radio nationale.

Au cours de cette intervention médiatique, l’expert s’est livré sur plusieurs dossiers d’actualité qui interpellent l’opinion publique, apportant un éclairage précieux sur les grandes questions qui animent le débat national. En effet, s’exprimant sur le code communal et de wilaya, actuellement en discussion au sein des commissions de l’APN et du Sénat, Haddam souligne que le Président de la République a tenu ses promesses concernant la révision de ces textes. Le nouveau code communal et de wilaya renforceront à la fois les prérogatives, les missions et les ressources financières des élus locaux par le truchement de la décentralisation des pouvoirs », déclare le directeur du CENEAP. Il ajoute : « Il est question de donner plus de missions aux élus, davantage de capacités de prises d’initiatives et transférer, au même temps, des moyens financiers. Les collectivités locales sont tenues d’assurer tous les moyens disponibles pour rendre leurs communes plus attractives pour les investisseurs. Ces derniers ne peuvent investir des capitaux sans engranger des profits, comme dit l’adage, le capital est lâche. » Haddam précise également que le nouveau code communal et de wilaya intègrent un ensemble de dispositions destinées à protéger les élus locaux et à promouvoir une stratégie globale visant à revitaliser le développement local. Interrogé sur la question de la suppression éventuelle des daïras, il répond qu’il « appartient aux hautes autorités de statuer sur ce problème », tout en rappelant que les daïras « ne sont pas des assemblées élues ou des organes de gestion des financements ». Concernant la rencontre Gouvernement-Walis, Haddam a expliqué qu’elle devrait aboutir, comme lors de la troisième édition, à l’adoption de nouvelles réglementations et législations pour améliorer la gestion des collectivités locales. « C’est un cadre d’évaluation, d’orientation et de réflexion », souligne Haddam. Lors de la première rencontre gouvernement-walis qu’il avait présidée, le président Tebboune avait lancé des programmes ambitieux en faveur des localités qu’il avait alors qualifiées de « zones d’ombre » à travers tout le territoire national. « Ces programmes ont mobilisé des enveloppes financières importantes pour rattraper les retards constatés, depuis des décennies, dans le développement à différents niveaux et touchant de nombreux secteurs. Ces zones souffrent principalement de l’enclavement et du manque d’infrastructures, tels que les routes, les centres de santé, les écoles… », rappelle Haddam. Il précise que si tous les projets initiés ne sont pas encore achevés, ils le seront grâce à des programmes complémentaires. « Les projets touchent à tous les secteurs, à commencer par l’éducation, avec pour objectif de réduire le nombre d’élèves par classe et de construire des cantines. La santé bénéficie également d’une attention particulière, tout comme l’alimentation en eau potable, l’assainissement, et l’approvisionnement en énergie électrique et gaz naturel dans les zones d’ombre. Mais avant tout, il s’agit de lutter contre l’isolement en désenclavant ces régions par l’ouverture d’axes routiers », explique-t-il.

Par Kheireddine Boukhalfa

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