Sonatrach et la Libye :Un partenariat renforcé pour redynamiser le secteur pétrolier

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Dans un contexte marqué par un regain d’intérêt pour la coopération énergétique en Afrique du Nord, l’Algérie et la Libye intensifient leurs échanges pour consolider leurs efforts dans le domaine des hydrocarbures et des énergies renouvelables. Ces discussions s’inscrivent dans une dynamique stratégique, initiée par un partenariat renouvelé entre la compagnie nationale algérienne Sonatrach et son homologue libyenne, la National Oil Corporation (NOC). Le siège de la NOC, à Tripoli, a accueilli les 22 et 23 décembre les travaux de la commission mixte algéro-libyenne, fruit d’un accord signé en janvier 2024. Ces rencontres ont rassemblé des cadres de haut niveau, dont Hussein Safar, représentant la partie libyenne, et Youssef Khenfar, côté algérien. Au cœur des échanges, plusieurs thématiques clés : l’exploration, le développement des champs pétroliers, les énergies renouvelables, ainsi que la formation et le renforcement des capacités humaines. Des comités spécialisés, dédiés à l’exploration, aux opérations pétrolières et à la formation, se sont penchés sur les projets communs en cours et futurs. Après une décennie marquée par l’instabilité sécuritaire en Libye, Sonatrach se prépare à reprendre ses activités dans le bassin de Ghadamès, notamment sur les blocs 95 et 96. Ces zones, prometteuses sur le plan pétrolier, ont fait l’objet de discussions techniques le 9 décembre dernier. Selon un communiqué de la NOC, des avancées significatives ont été enregistrées, notamment sur l’évaluation des données sismiques et le potentiel des puits exploratoires arrêtés depuis 2014. Les deux parties envisagent une reprise imminente des forages, avec un accent particulier sur la planification de l’année 2025.

Un partenariat stratégique

Le retour de Sonatrach en Libye reflète la volonté des deux pays de capitaliser sur leurs atouts énergétiques. Ce rapprochement est également une réponse aux défis régionaux, notamment ceux liés à la transition énergétique et à la sécurité énergétique des deux nations. Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach, et Farhat Omar Ben Kadhara, président de la NOC, ont renouvelé en début d’année un avenant à leur protocole d’accord de 2022. Ce document témoigne d’un engagement commun à intensifier la collaboration, malgré les défis. L’optimisme règne autour de ces initiatives, qui pourraient redéfinir le paysage pétrolier en Afrique du Nord. La mise en œuvre rapide des projets d’exploration et de production pourrait renforcer l’indépendance énergétique des deux pays et leur position sur les marchés internationaux. Dans une région où la géopolitique et l’énergie s’entrelacent, cette coopération entre Sonatrach et la NOC représente un exemple de partenariat gagnant-gagnant, tourné vers l’avenir. Une collaboration à suivre de près, tant elle pourrait inspirer d’autres rapprochements stratégiques dans le domaine des ressources énergétiques en Afrique.

Par Mohamed Tahar Aissani

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