Dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et économiques, une nouvelle étape dans la coopération maghrébine se dessine à l’horizon. Annoncé en octobre dernier sans que sa date ne soit dévoilée, le nouveau Sommet tripartite qui devrait réunir les dirigeants des trois pays – l’Algérie, la Tunisie et la Libye -, aura lieu finalement en ce début de l’année 2025 dans la capitale libyenne, Tripoli.
En effet, le ministre d’État, chargé des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a annoncé ce lundi lors d’une conférence de presse que les préparatifs pour le prochain sommet tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye étaient en cours. Cette déclaration intervient après une précédente annonce faite le 20 octobre dernier, où M. Attaf avait déjà évoqué le début des travaux préparatoires. « Nos entretiens d’aujourd’hui ont porté sur les préparatifs du prochain sommet tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, qui devrait se tenir prochainement dans la capitale libyenne, Tripoli », avait déclaré le ministre lors de la visite à Alger de son homologue tunisien, Mohamed Ali Nafti. Il avait également souligné : « Nous avons également réaffirmé notre engagement à concrétiser les décisions et recommandations du sommet de Tunis visant à mettre en place des projets de coopération trilatérale en adéquation avec les intérêts, préoccupations et priorités communs à nos trois pays. » Ce lundi encore, le chef de la diplomatie algérienne a renouvelé cette volonté de l’Algérie de progresser dans l’établissement du cadre tripartite, dont les bases ont été posées lors du 1er sommet tenu à Tunis en mars dernier. Il a rappelé que « la proposition de l’Algérie visant à établir un mécanisme tripartite de concertation et de coopération a reçu l’approbation de la Tunisie et de la Libye et a donné lieu à de véritables projets de nature à faire face aux problèmes qui préoccupent ces pays ». Ces préoccupations, qui incluent des enjeux économiques, sécuritaires et géostratégiques, font désormais l’objet d’une prise en charge dans un cadre structuré de coopération et de concertation. Ainsi, cette rencontre au sommet, qui intervient dans un moment crucial pour la région, témoigne d’une volonté commune de renforcer le dialogue et la concertation entre ces trois nations voisines, partageant non seulement des frontières mais aussi des enjeux stratégiques communs.
Par Kheireddine Boukhalfa
