La France  veut éviter la rupture avec l’Algérie:br>Les raisons du pourquoi

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L’Algérie aux yeux de la France n’a rien de comparable avec ses deux voisins immédiats du Maghreb. Autant avec ces derniers  Paris est très à l’aise pour exercer des pressions en tous genres, autant avec l’Algérie, la France mesure les complications qui peuvent se retourner contre elle. C’est une des raisons qui empêche Paris d’aller loin dans ses remontrances.

Les derniers évènements marquant l’année 2024 ont fait croire à une rupture définitive des liens jusque là considérés comme privilégiés entre la France et l’Algérie. L’absence très remarquée par sa longévité d’un retour de l’ambassadeur d’Algérie et les attaques en règle de toute une  partie de la classe politique française qui en veut à l’Algérie, comprenant les nostalgiques de cette Algérie française et leurs alliés de l’extreme droite mais aussi cette droite dite républicaine mais qui se droitise de plus en plus,  représentaient des indices d’une rigidité difficilement conciliable à cause des différences d’appréciation de Paris et d’Alger . Pourtant le Rubicon n’a pas été franchi. César Macron comprenant qu’il est allé très loin dans la provocation en reconnaissant sa marocanité du Sahara occidental il a tenté de se reprendre en évitant de jeter de l’huile sur le feu déjà bien attisé. C’est ainsi qu’il revient à chaque fois qu’il parle de l’Algérie  sur le dossier de la mémoire capable selon lui de ramener l’apaisement disparu. Quand l’affaire Sansal surgit à un moment où cela semblait aller vers le mieux, faisant à nouveau éclater le ressentiment anti algérien auquel il faut ajouter les déclarations hors de propos du ministre de l’intérieur Bruno Rotaillau qui fait pourtant partie de l’exécutif que Macron entend contrôler. Malgré cela ordre a été donné de n’en pas dire plus  que des paroles standards, un genre de fourre–tout verbal  qui évite toute offuscation sur cette affaire. Autre indice de calmer le jeu est cette absence de réaction de l’Elysée après le réquisitoire sévère contre la France dressé par le président Tebboune dans son discours à la nation. Des mots très durs ont été prononcés accusant la France d’avoir perpétré des crimes odieux et immoraux contre les populations algériennes dès l’occupation de ce pays  en 1830 jusqu’à son, indépendance, acquise au prix d’une guerre sanglante. On s’attendait à une réponse fulgurante de Paris mais il n’en a rien été. Pourquoi une telle retenue si étrangère à cette France orgueilleuse qui, n’a jamais remis en cause les méfaits de la colonisation de cet empire français coupable également d’esclavage. La réponse de Paris à cette attaque frontale du président algérien a été étrangement mesurée et on a même  noté une pointe d’optimisme au sujet d’une éventuelle normalisation entre les deux pays. En réalité  Emmanuel Macron a compris qu’il avait profondément heurté la sensibilité de son homologue algérien avec lequel il entretenait d’excellents rapports jusqu’à ce singulier volte–face concernant le Sahara occidental. Le président français en entreprenant un voyage officiel au Maroc s’est rendu compte de l’état de déliquescence dans lequel se trouvait le royaume ainsi que cette faiblesse endémique d’un souverain, visiblement malade qui arrivait à peine à se tenir debout et dont le pouvoir réel lui échappait et était confié à des opportunistes ambitieux qui menaient le pays à la dérive. A son retour à Paris, Emmanuel Macron a saisi l’erreur fondamentale qu’il a commise en fâchant un allié aussi loyal et fidèle à sa parole que le président Tebboune. Les choses auraient été autres si lui Macron n’avait pas commis la maladresse que l’on connait à propos du Sahara occidental. Cette prise de conscience du président français doit être cependant  clairement formulée à travers une  de ces interventions qui s’offrent à lui. Rien d’étonnant qu’il le fasse car avec ce président on n’est guère avare de retournement de position. Avec l’Algérie Macron essaie de rétablir un équilibre qui n’aurait jamais du être rompu. L’Algérie attend de son coté un signal fort qui puisse remettre à plus tard ou peut être définitivement les griefs entretenus par l’histoire. Une simple reconnaissance des crimes commis par ce pays envers le peuple algérien suffira. On attend!

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