SNSAE-SNADEP:
Vague de protestation devant la direction de l’éducation à Annaba

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Par Naima Allouche–/–

Une scène inhabituelle a marqué, hier, les abords de la Direction de l’éducation d’Annaba, où une foule de manifestants composée de membres du Syndicat national des directeurs des établissements primaires (SNADEP) et du Syndicat des superviseurs et adjoints de l’éducation (SNSAE), a fait entendre sa voix.

Ces professionnels du secteur éducatif se sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils décrivent comme des conditions salariales inacceptables. Les manifestants, brandissant des pancartes et scandant des slogans, exigent une revalorisation immédiate de leurs salaires. Selon eux, les rémunérations actuelles ne correspondent ni à la charge de travail imposée ni aux responsabilités qu’ils assument au quotidien. « Nous demandons une reconnaissance concrète de nos efforts et un ajustement salarial équitable face à la hausse du coût de la vie », a déclaré la secrétaire générale du SNADEP d’Annaba, madame Hachelfi Samia, qui est aussi directrice d’une école primaire, soulignant que les conditions actuelles compromettent la qualité du travail éducatif et en réclamant la révision de la prime de responsabilité qui est très faible par rapport aux autres paliers de l’éducation nationale, à savoir le moyen et le secondaire. Les syndicats dénoncent également l’indifférence de leur tutelle (ministère de l’éducation nationale), face à leurs doléances, malgré les nombreuses tentatives de dialogue entreprises par le passé. «Nous ne voulons pas de confrontations. Tout ce que nous demandons, c’est d’être entendus», a affirmé le secrétaire général du SNSAE d’Annaba, Sami Boureneb, évoquant des années d’attente sans réponses concrètes. D’après les dires des représentants des deux syndicats, cette manifestation s’inscrit dans un contexte social marqué par une tension croissante entre les syndicats de l’éducation et leur ministère. Les professionnels du secteur éducatif affirment que leurs conditions de travail se sont dégradées, avec des charges administratives croissantes et un manque de ressources, rendant leur mission de plus en plus difficile. Jusqu’à présent, l’administration de l’éducation nationale n’a pas émis de communiqué officiel concernant les revendications des manifestants. Cependant, des sources internes indiquent que des discussions pourraient être envisagées pour tenter de désamorcer la crise et éviter de priver les élèves d’une scolarité normale. Les syndicats en question ont averti que si leurs demandes ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais, ils pourraient intensifier leur mouvement, notamment par une grève nationale les 13 et 14 janvier 2025, selon le communiqué du SNSAE. «Nous espérons ne pas en arriver là, mais nous n’avons plus le choix si nos voix continuent d’être ignorées», a conclu notre interlocuteur Sami Boureneb qui a précisé qu’une lettre a été adressée au Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, en le sollicitant d’intervenir vu que la stabilité du secteur dépend d’un règlement juste et équitable du dossier des adjoints et superviseurs de l’éducation. Cette journée de mobilisation souligne une fois de plus l’importance du dialogue entre les autorités et les acteurs du secteur éducatif pour garantir la stabilité et l’efficacité du système scolaire. Les semaines à venir seront décisives pour mesurer l’issue de cette crise qui perdure depuis des années en raison du nombre importants des grèves et autres actions de manifestations qui secouent, chaque année, ce secteur stratégique et dont les élèves sont pris en otage. Il est à signaler que le corps des directeurs d’écoles primaires à Annaba compte quelques 200 responsables, par contre le corps des superviseurs et adjoints d’éducation est aux environs de 1500 personnes, éparpilléeqs à travers les trois cycles scolaires. NA.

 

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