L’Algérophobie Médiatique:
Quand l’extrême droite et le néocolonialisme s’unissent pour Diviser

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Par Mohamed tahar Aissani…./…

L’édition récente de Le Point, avec son éditorial et son enquête tendancieuse sur les « réseaux algériens en France », n’est pas un simple travail journalistique: c’est une attaque coordonnée contre l’Algérie et ses ressortissants. Sous couvert d’investigation, ce magazine se fait le porte-parole d’une droite extrémiste revancharde et d’une idéologie néocolonialiste qui n’a jamais digéré l’indépendance algérienne.

L’enquête ne se contente pas d’informer, elle stigmatise. En associant certains individus à des comportements condamnables, Le Point ouvre un procès collectif contre une communauté entière, celle des Algériens vivant en France. Sous une plume habilement alarmiste, des millions d’individus sont réduits à un rôle d’agent d’influence d’un régime diabolisé, sans autre preuve que des discours caricaturaux et des clichés éculés. Ce procédé n’est pas nouveau : il s’inscrit dans une stratégie bien connue de certains milieux médiatiques français. Ces milieux, influencés par l’extrême droite et des lobbys nostalgiques du colonialisme, cherchent à ranimer les peurs, à attiser la méfiance, et à envenimer les relations franco-algériennes. Ils reprennent des éléments de langage toxiques, alimentant une algérophobie rampante déjà bien installée dans certains cercles.

Une droite extrémiste à l’offensive

L’extrême droite française trouve dans ces articles une justification à ses thèses xénophobes. Elle exploite ce type de discours pour légitimer ses attaques contre l’immigration et, au passage, miner les liens historiques entre la France et l’Algérie. Ces discours ne visent pas seulement à stigmatiser une communauté, mais aussi à renforcer un agenda politique basé sur la division, l’exclusion et la haine.

La stratégie est claire : faire des Algériens, qu’ils soient en France ou ailleurs, les boucs émissaires de tous les maux. L’objectif ? Détourner l’attention des vrais problèmes sociaux et économiques, en pointant du doigt une prétendue « cinquième colonne » au service de l’Algérie. Mais derrière cette campagne, une autre réalité se cache : celle d’un néocolonialisme déguisé. Certains milieux médiatiques et politiques français n’ont jamais accepté que l’Algérie, ancienne colonie, ait retrouvé sa souveraineté. Ils instrumentalisent chaque incident, chaque polémique, pour maintenir un rapport de domination symbolique, nourrissant l’idée que l’Algérie reste un problème à « gérer », plutôt qu’un partenaire égal à respecter. Ce néocolonialisme, subtil mais omniprésent, s’exprime par un mépris systématique pour la souveraineté algérienne et un refus de reconnaître la complexité des relations entre les deux pays. Il s’illustre également dans la volonté d’exploiter toute occasion pour fragiliser l’Algérie sur la scène internationale, en semant le doute et la discorde.

Un appel à la résistance intellectuelle

Face à cette offensive, il est impératif de répondre avec fermeté. L’Algérie ne peut pas tolérer de tels amalgames et attaques. Sa souveraineté, acquise au prix d’un million et demi de martyrs, ne se négocie pas, pas plus que la dignité de ses ressortissants. Les Algériens en France, qu’ils soient citoyens ou simples résidents, ne sont pas des pions d’un régime ou des agents d’une quelconque influence. Ils sont des individus, avec leurs aspirations et leurs luttes, souvent confrontés à un rejet : celui de leur pays d’accueil. Ce sont eux qui subissent directement les conséquences de cette rhétorique algérophobe, dans leur quotidien, leur travail et leur dignité.

Un média complice de la haine.

 

Les journalistes qui participent à cette campagne devraient se demander quelle est leur véritable responsabilité. Alimenter la haine, c’est trahir l’essence même de leur métier. Informer, ce n’est pas amplifier les thèses d’une extrême droite raciste ni se faire complice d’un agenda néocolonialiste. Au lieu de monter des articles à charge, les médias devraient ouvrir un véritable débat sur les enjeux de la relation franco-algérienne. Cette relation est complexe, certes, mais elle est aussi riche d’un potentiel énorme. Plutôt que de diviser, il est temps de construire des ponts, de favoriser la compréhension et de promouvoir un respect mutuel. La France doit comprendre que l’ère coloniale est révolue. Toute tentative de manipulation, qu’elle soit médiatique ou politique, trouvera en face d’elle un peuple algérien uni et fier. L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle que l’on pouvait mépriser et manipuler. Elle est une nation souveraine, forte de son histoire et tournée vers son avenir. Aux forces réactionnaires et néocoloniales, une seule réponse s’impose : nous ne plierons pas. Et à ceux qui, en France, œuvrent pour le dialogue et le respect, nous tendons la main. Mais cette main, jamais, ne sera tendue à ceux qui veulent nous écraser.

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