Par Kheireddine Boukhalfa…/…
Les géants pétroliers américains s’apprêtent à faire leur grand retour en Algérie. Après plusieurs mois de discussions, Chevron et ExxonMobil sont sur le point de concrétiser d’importants partenariats avec le groupe national Sonatrach. D’après les récentes déclarations de Rachid Nadil, Directeur de l’Agence de régulation des hydrocarbures, la signature des contrats définitifs devrait intervenir d’ici un mois.
En effet, lors d’une intervention sur les ondes de la radio nationale ce dimanche, Rachid Nadil a annoncé que « Sonatrach est en pourparlers avancés avec des entreprises énergétiques internationales telles qu’ExxonMobil, Chevron, TotalEnergie… et que la signature des contrats devrait avoir lieu d’ici un mois ». Pour rappel, en mars de l’année dernière, Sonatrach avait déjà signé deux protocoles d’accord relatifs au développement des hydrocarbures : l’un dans le bassin de Berkine avec Chevron, l’autre à Ahnet et Gourara avec ExxonMobil. Actuellement, les négociations touchent à leur terme, avec des discussions centrées sur les aspects juridiques des futurs contrats. M. Nadil a également souligné l’intérêt croissant des grandes compagnies étrangères pour l’Algérie, qu’il attribue au dynamisme du pays dans le secteur des hydrocarbures et à un climat favorable aux investissements. Parmi les entreprises mentionnées, on retrouve Sinopec (Chine), Eni (Italie), Gazprom (Russie) et Midad Energy (Arabie Saoudite). Cette dernière prévoit un projet ambitieux en Algérie, avec une signature de contrat prévue avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Le secteur de la pétrochimie connaît également un développement significatif, avec des projets majeurs en cours de réalisation qui renforceront l’industrie de transformation des hydrocarbures en Algérie. L’objectif de Sonatrach est d’atteindre un taux de transformation de 53 % des hydrocarbures bruts, inscrivant ainsi cette filière comme un axe stratégique pour les années à venir. Selon Rachid Nadil, cette dynamique témoigne des efforts déployés par l’Algérie pour valoriser ses ressources naturelles, soutenant ainsi la montée en puissance de cette industrie clé. Parmi les projets en développement, figurent des infrastructures d’envergure prévues à partir de 2027, telles qu’un complexe d’éthylène à Skikda, des usines de polypropylène et de méthanol, une unité de production de caoutchouc synthétique à Bordj Bou Arréridj, une raffinerie à Hassi Messaoud, et un projet de polyéthylène à Arzew. Ces projets prioritaires, inscrits dans le plan gouvernemental, visent une accélération des travaux pour respecter les délais de mise en production. L’objectif principal est de réduire les importations, tout en augmentant les exportations, consolidant ainsi la position de l’Algérie sur les marchés internationaux.
