Le ministre de l’intérieur français très connu des Algériens pour la simple raison qu’il fait une obsession maladive contre l’Algérie a repris sa croisade. Il vient d’annoncer sur X (ex Twiter) l’arrestation d’un soi disant influenceur algérien répondant au nom de Rafik Meziane. Il a été remis à sa place par le parquet de Paris qui reproche au ministre d’avoir annoncé cette arrestation prématurément. Ce qui a tout l’air d’un vice de procédure.
Cette gesticulation effrénée de Bruno Rotaillau commence à exaspérer sérieusement certains membres du gouvernement de François Bayrou, à savoir Jean Noel Barrot qui reproche à ce ministre de piétiner son domaine réservé mais aussi Gérald Darmanin qui tout en faisant semblant d’appuyer Rotaillau éprouve un pincement au cœur quand on parle aussi durement de cette Algérie pays d’origine de son grand père. Il en est de même pour Rachida Dati dont la mère est algérienne et qui est très proche de cette dernière car celle –ci a mis le tablier de servante pour permettre à sa fille de faire des études et de réussir ainsi brillamment dans sa vie. La ministre de la culture n’a pas prononcé des mots désobligeants vis-à-vis du pays natal de sa mère et certains de ses collègues des Républicains, le parti auquel elle appartient lui reprochent son silence qu’ils jugent coupable. Rotaillau est donc de plus en plus isolé sauf bien entendu au niveau de l’aile droite des LR, celle de Vauquiez ou de l’extrême droite représentée par le RN. Dominique de Villepin n’a pas été tendre avec ce ministre et appelle à un retournement positif de la part du gouvernement en ce qui concerne les rapports avec l’Algérie. Coté gauche on fait l’unanimité à propos des rapports sereins avec l’Algérie en écartant tout sujet qui fâche. C’est aussi l’avis de Ségolène Royal et de Mathilde Panot de la France insoumise qui a interpellé le ministre de l’intérieur et pris à témoin les députés de l’Assemblée nationale en montrant ce ministre et en disant « Pour qui se prend- t-il ce Bruno Rotaillau ? » Jean Luc Mélenchon quant à lui a nettement prononcé cette phrase choc « Nous ne voulons pas la guerre avec l’Algérie » Bien sur il ne s’agit pas de prendre à la lettre ce qu’a dit cet excellent tribun dont la voix fait trembler l’exécutif français mais de l’interpréter en comprenant qu’il ne faut pas remuer le couteau dans la plaie car cela risque de faire mal coté français . Le leader de LFI fait allusion à la guerre d’Algérie et ce qui s’est produit pendant ces presque huit années de guerre entrainant des centaines de milliers de victimes dans des conditions qu’il ne faut pas remonter à la surface car cela se fera au détriment de la France et de son aura à travers le monde . De l’autre coté de la Méditerranée, autrement dit chez nous, c’est le silence complet. La consigne a été donnée de ne pas répondre à des provocations venant de parties qui ont toujours voulu en découdre avec l’Algérie. Une consigne du genre « les chiens aboient et la caravane passe » D’ailleurs le président Tebboune s’il fait allusion à ce qui se passe entre les deux pays prend soin d’une part de ne pas citer la France en tant que pays et Etat tout en dénonçant sans équivoque tous les aigris qui n’ont pas jusqu’ici digéré l’indépendance de l’Algérie 63 ans après son accession à l’indépendance. Le président algérien connaissant bien son homologue français et son imprévisibilité est sur que ce dernier n’appuiera jamais les mauvaises langues dont ce Bruno Rotaillau est le porte parole.
