Le groupe algérien Sonelgaz a annoncé l’envoi imminent d’une équipe d’experts et de responsables au Niger. Cette initiative vise à formaliser un protocole d’accord avec la société nigérienne d’électricité, Nigelec, afin de collaborer sur la construction d’une centrale électrique au Niger.
Lors d’une réunion tenue par visioconférence, le président-directeur général de Sonelgaz, Mourad Adjal, et la directrice générale de Nigelec, Fati Abarchi, ont examiné les opportunités de coopération entre les deux parties. Les échanges ont mis en avant l’expertise de Sonelgaz dans la production, le transport et la distribution d’électricité, ainsi que dans l’ingénierie, la maintenance et la formation. Ce projet s’inscrit dans une stratégie visant à accélérer le développement énergétique au Niger, tout en ouvrant la voie à des collaborations futures dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, le transport et les infrastructures.Fati Abarchi a souligné la volonté de Nigelec de concrétiser ce partenariat, en mettant l’accent sur l’importance d’une collaboration mutuellement bénéfique. De son côté, Mourad Adjal a réaffirmé l’engagement de Sonelgaz à accompagner le Niger dans ses besoins énergétiques et a proposé l’exploration de nouveaux projets structurants. Ce rapprochement entre les deux pays témoigne de la volonté de renforcer leur coopération bilatérale. Lors de sa visite en Algérie en octobre dernier, le ministre nigérien du pétrole, Sani Aumaru, avait qualifié l’Algérie de “fierté de l’Afrique”, tout en exprimant son souhait de bénéficier de l’expertise algérienne pour des projets dans le raffinage et la pétrochimie. La réalisation de cette centrale électrique marquera une étape importante dans le partenariat entre l’Algérie et le Niger. Elle reflète également le rôle croissant de l’Algérie en tant que catalyseur du développement énergétique en Afrique, mettant son savoir-faire et ses ressources au service des pays voisins. Ce projet pourrait servir de modèle pour des initiatives similaires dans la région, consolidant ainsi la place de l’Algérie comme moteur du développement et de l’intégration régionale en Afrique.
Par Mohamed Tahar Aissani
