Dans quelques jours se tiendra à Paris une exposition universelle portant sur l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies du futur . Il y aura bien sûr la présence d’acteurs algériens dans le domaine. Le monde est en train de reconfigurer le monde de demain. Heureusement pour nous nous avons un président qui s’intéresse vivement à toute innovation.
Ce grand rendez –vous qui se tiendra dans la capitale française capitalisera toutes les innovations introduites en ce premier siècle du troisième millénaire et en premier lieu les progrès accomplis dans le domaine de l’intelligence artificielle qui parait –il sont phénoménaux. La recherche a fait un bond prodigieux, notamment dans l’accélération des mécanismes numériques d’information donnant accès à une réponse rapide à toutes les données. Les données sont la nourriture de l’intelligence artificielle. Deux grands pays se partagent les deux tiers de la connaissance mondiale permettant d’activer à leur profit l’intelligence artificielle, ce sont les Etats-Unis et la Chine. Il y a parallèlement à ces deux grandes puissances les grands capitaines du numérique propriétaire des GAFA. L’Europe est en retard et préfère encore le parapluie douillet américain au lieu de voler par ses propres ailes. Un autre pays qu’il ne faut surtout pas oublier quoique sa recherche pour mettre au point et appliquer l’intelligence artificielle concerne surtout le domaine militaire, il s’agit de la Russie . Quant au reste du monde, seuls les pays dits émergents, au nombre de Vingt actuellement aspirent fortement à mettre à profit l’intelligence artificielle. Deux grands pays sortent du lot, il s’agit de l’Inde et du Brésil, les autres sont en train de développer ce créneau du futur en investissant dans la recherche mais aussi en essayant de se coller aux deux grandes puissances en signant des pactes de partenariat avec celles –ci. En ce qui concerne l’Algérie et sous l’impulsion du président Tebboune, le chef de l’Etat a compris très tôt l’importance du tout numérique en encourageant dès son premier mandat l’émergence de Start –Up et d’incubateurs. Ce président éclairé a la conviction que le développement de l’Algérie, indépendamment de ses ressources énergétiques et minières, doit développer un modèle de développement différent de ce qui existait auparavant. L’intelligence artificielle fait désormais partie de ses priorités. Celle –ci doit s’appliquer à l’agriculture saharienne à l’industrie mécanique et métallurgique, aux énergies renouvelables et propres, à l’amélioration des ressources en eau potable pour la population pour contrecarrer les effets néfastes du changement climatique et d’une manière générale à l’amélioration du cadre de vis des citoyens. Un pari audacieux mais réalisable à condition d’y mettre les moyens. Il se trouve que l’Algérie traverse une période très profitable pour son économie. La croissance frôle les 4% et les rentrées en devises ne cessent d’augmenter. Il suffit d’en dégager une partie pour les allouer à la recherche de nouvelles technologies dont l’intelligence artificielle est le moteur. Cela implique notamment de changer de paradigme de développement. En fait il faut impérativement se préparer à opérer à une véritable révolution dans les mentalités en pensant autrement à la valeur travail qui reposait jusqu’ici sur l’humain. Dans les années à venir ce sont les robots qui remplaceront l’homme pour obtenir le maximum d’efficacité en matière de croissance économique. Bien sûr le capital humain restera toujours précieux mais sera affecté dans des domaines différents où la pensée remplacera l’épreuve physique. Nous n’en sommes pas encore là mais il faudra s’y prépare car notre futur en tant qu’Algériens en dépend.
