Le franco –algérien emprisonné depuis novembre dernier sait qu’il n’y a aucun espoir le concernant du point de vue judiciaire de regagner la France alors il adopte une stratégie, la sienne, celle de faire verser des larmes de crocodile à son sujet. L’arme de la compassion consistant à entamer une grève de la faim à son âge avancé est une forme de chantage qu’il entend utiliser pour obtenir ce qu’il veut, sans coup férir, c’est-à-dire être libéré et quitter l’Algérie pour l’enfoncer à nouveau.
Ainsi Boualem Sansal veut jouer une parodie éprouvée, celle d’Alexandre Navany sauf que l’opposant de Poutine a de tout temps mené le combat en Russie et il n’a jamais, au grand jamais, critiqué la mère patrie cette sainte Russie de Pierre le Grand. Boualem Sansal lui qui se targue d’être opposant au pouvoir algérien n’a jamais été inquiété pour ses prises de position mettant en cause le régime politique algérien. Au contraire les autorités algériennes le laissaient s’exprimer comme il l’entendait sauf qu’il a franchi la ligne rouge en mettant en question l’intégrité du territoire algérien pour lequel un million et demi de ses compatriotes se sont sacrifiés. De quelle liberté d’expression il s’agit quand il remet en question des frontières nationales reconnues internationalement en affirmant sans disposer du moindre argument que toute la partie ouest de l’Algérie appartient au Maroc alors que ce pays cité reconnait par traité les frontières actuelles séparant les deux pays. Cette reconnaissance d’un fait qui n’a jamais existé dans l’histoire de l’Afrique du nord est un acte d’une très grande gravité pour celui qui en est l’auteur. A quoi s’attendait Sansal quand il foula le sol de son pays de naissance l’Algérie ? A ce qu’on lui réserve un accueil chaleureux après avoir profondément blessé le peuple algérien dont il fait partie même s’ il avait obtenu quelques moi avant sa visite à Alger la nationalité française octroyée spécialement par Emmanuel Macron. A l’inverse des quatre ou cinq millions d’Algériens qui obtinrent au bout de dix ans, voire plus la nationalité française, Boualem Sansal obtint ce quitus français par privilège présidentiel. A présent il veut utiliser un tel privilège à son profit exclusif en contournant ce qui lui est reproché judiciairement par la justice de son pays. Alors il utilise le subterfuge. Il veut attitrer l’attention constante sur lui en inventant des mensonges comme celui que le parquet d’Alger lui aurait refusé l’assistance d’un avocat de son choix, en l’occurrence un, certain François Zimeray, lequel n’a jamais mis les pieds en Algérie et qui selon lui on lui aurait refusé le visa d’entrée en Algérie. Une affirmation non prouvée car aucune demande de visa n’a été formulée par cet avocat auprès d’un consulat algérien en France. Une manipulation orchestrée à partir de France pour mettre en cause l’Algérie. Sansal utilise alors son argument massue, la grève de la faim, voulant ainsi embarrasser les autorités politiques algériennes leur faisant jouer le mauvais rôle; Il va de soi que celles–ci vont réagir selon le droit et le devoir d’’assurer la protection physique et mentale de Boualem Sansal jusqu’à sa comparution devant un procès équitable où le prévenu aura droit à l’avocat de son choix comme le prévoit d’ailleurs le code pénal algérien. Tout le reste n’est que de la poudre aux yeux inventée par cet homme aujourd’hui aux abois qui s’est déclaré ennemi de son pays et qui espère sortir de ce combat perdu d’avance en jouant de la ruse et la complaisance de ceux qui se sont servis de lui pour porter atteinte à cette Algérie à laquelle on reproche tout refus d’asservissement.
