Le torchon brule à nouveau entre Alger et Paris L’Algérie réagit vivement aux propos de Jean Noel Barrot

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 La proposition du ministre français des affaires étrangères, Jean Noel Barrot, qui, jusque là, s’est montré plutôt réservé sur les réponses que devait donner la France au «mépris» affiché par  Alger sur ces affaires QQTF et OQTF qui touchent des Algériens en situation irrégulière sur le sol français . Il semble que le ministre ait été finalement contaminé  par le cercle hostile à l’Algérie en annonçant « certaines restrictions sur l’entrée en France de dignitaires algériens » selon le communiqué du Quai d’Orsay. Alger vient de réagir et ne pèse pas ses mots.

Les autorités algériennes jugent inacceptables ces propos du ministre français des affaires étrangères. « Ils ne reposent sur aucun fondement «  lit –on dans le communiqué émanant du ministère algérien des affaires étrangères. Si  d’aventure Paris soutient officiellement cette proposition la rendant applicable  l’Algérie appliquera la réciprocité et pourra même aller plus loin. Pour Alger le chantage aux visas devient dégoutant et les plus hautes autorités du pays réagiront dorénavant avec promptitude et efficacité à ces provocations indignes d’un pays qui  il n’ ya pas si longtemps a  signé avec l’Algérie un partenariat exemplaire. La déclaration d’Alger paraphée par les deux chefs d’Etat de France et d’Algérie  atteste de cette exemplarité exclusive des rapports existant entre les deux pays. La France reniera – t –elle ses engagements signés par son principal dirigeant ?  Si cela devait arriver l’Algérie, de son coté a de puissants atouts diplomatiques, juridiques, économiques pour faire valoir ses droits cosignés entre les deux pays depuis l’accession de l’Algérie à l’indépendance. De nombreux accords existent entre les deux pays et les deux parties y ont jusqu’ici trouvé leur compte. Dans le cas de tout litige d’ordre procédurier une multitude de recours existe et toute décision contraire aux énoncés de ces accords se trouvera immédiatement suspendue jusqu’à ce que le ou les recours déposés soient  exploités juridiquement et parvenir à une conclusion définitive. Si la France veut jouer à ce jeu là l’Algérie est passée maitresse dans ses réponses et répliques juridiques. Sur ce plan là on reconnait à notre pays une maitrise quasiment parfaite des mécanismes judiciaires impliquant souvent le juridictionnel. En réalité si la France veut croiser le fer avec l’Algérie elle se trouvera devant un adversaire redoutable qui utilisera tous les moyens juridiques connus et répertoriés comme tels pour empoisonner les démarches françaises ; Que Jean Noel Barrot fasse ce qu’il dit et il constatera alors que ce qu’il a dit et proposé ne sont que des paroles en l’air car dans la réalité procédurière et règlementaire ses propositions se perdront dans les méandres du juridisme et cela prendra un temps considérables pouvant aller et c’est même une certitude au-delà des élections présidentielles françaises prévues en avril 2027 . Macron le sait mais pour des raisons de politique interne où son aura est au plus bas il n’a pas empêché son ministre des AE de proposer un non sens diplomatique. Le président français sait au fond de lui-même que la partie adverse réagira promptement et même énergiquement. Peut –être qu’il a délibérément laissé faire ce qui semble être de toute évidence un incident diplomatique pour démontrer à ce cercle hostile à l‘Algérie que ce qu’ils ont fait ou envisageraient de faire n’aboutira à rien . En langage vulgaire cela se traduit ainsi « C’est du bouillon pour les morts »

 

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