L’Algérie attire les géants de l’énergie :Un marché prometteur en pleine expansion

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Le retour massif des investissements des grands groupes étrangers sur le marché algérien de l’énergie marque un tournant stratégique important pour le pays. Cette dynamique, qui prend forme de manière rapide et tangible, est le fruit d’un travail soutenu et d’une série d’initiatives visant à améliorer et à promouvoir l’image de l’Algérie sur la scène énergétique mondiale.

En renforçant sa position comme acteur clé de l’énergie à l’échelle internationale, l’Algérie parvient à attirer des capitaux étrangers tout en consolidant son rôle dans la transition énergétique globale. En effet, sept contrats d’hydrocarbures d’une grande envergure sont sur le point d’être finalisés, avec des signatures attendues avant le mois de juin prochain, selon le PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi. L’Algérie, véritable terre d’opportunités dans le domaine énergétique, suscite un intérêt croissant de la part des principaux acteurs énergétiques mondiaux. Certains de ces géants cherchent à renforcer leur position sur le marché local, tandis que d’autres cherchent à tirer profit des opportunités offertes par un marché algérien en pleine expansion et désormais ouvert aux investissements étrangers. Parmi les contrats imminents, on retrouve des acteurs de premier plan comme l’italien Eni et TotalEnergies. Ces deux entreprises, qui œuvrent depuis plusieurs années pour diversifier leurs investissements en Algérie, se concentrent particulièrement sur la production de gaz. En effet, les deux contrats à venir avec Sonatrach concernent le développement des ressources d’hydrocarbures dans la région Nord-Est de Timimoun, pour TotalEnergies, et la valorisation du potentiel en hydrocarbures des zones de Zemoul El Kbar, Rourde El Louh – Sif Fatima et Rhourde Messaoud Nord, pour Eni. Parallèlement, les groupes américains ExxonMobil et Chevron manifestent un fort intérêt pour les vastes réserves sous-exploitées de la région sud-ouest du pays, notamment dans les bassins de Gourara et Ohanet pour le premier, et d’Ahnet Berkine pour le second. Du côté de la société suédoise Tethys Oil AB, un contrat est en préparation avec Sonatrach pour l’exploitation des gisements d’hydrocarbures des zones d’El Hadjira II et Haiad II. La première se situe à proximité de grands gisements pétroliers et gaziers, tandis que la seconde est située près des champs pétroliers de Touat, exploités par Eni. Par ailleurs, un autre contrat devrait être signé dans les prochaines semaines pour le développement du gisement gazier d’Illizi sud, dans le cadre d’un partenariat entre Sonatrach et le groupe saoudien Midad Energy. Cette vague de contrats ne constitue cependant pas la fin de l’engouement des investisseurs étrangers. Plusieurs autres acteurs, tels qu’Equinor (Norvège) et Repsol (Espagne), attendent également la finalisation de leurs projets de partenariat avec Sonatrach dans le secteur des hydrocarbures. Cet intérêt grandissant pour le marché algérien s’explique par plusieurs facteurs, mais le plus déterminant reste l’amélioration constante du climat des affaires en Algérie, couplée à l’adoption d’une politique plus favorable aux investissements étrangers. Parallèlement à ces développements, le « Bid Round 2024 » génère déjà une forte attraction, avec 37 acteurs étrangers qui ont exprimé leur intérêt pour participer à cet appel d’offres lancé par l’Alnaft.

Par Kheireddine Boukhalfa

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