Dernière trouvaille française visant l’Algérie . Un « espion » franco-algérien à Bercy

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La série B française concernant l’Algérie continue d’alimenter discussions et débats sur  les plateaux de télé français. Les chaines privées ou publiques ont décidé de faire front commun contre l’Etat algérien. Ainsi on apprend  par ces chaines qu’un fonctionnaire d’origine algérienne ayant la nationalité française en poste au ministère de l’économie (BERCY)  aurait travaillé dans le plus grand secret pour les services de renseignements algériens.

Selon les informations fournies par les médias français ce fonctionnaire aurait fourni un certain nombre de données concernant les franco-algériens vivant en France, Qui sont –ils ? Combien sont –ils ? Quels travaux exercent –ils ? Ou sont –ils les mieux implantés ? Etc.  …  De telles informations auraient été, selon ce que rapportent les médias français, communiqués aux services de renseignement algériens. Donc selon la logique française ce fonctionnaire serait un espion travaillant pour le compte d’un pays étranger. On l’accuse donc pour un crime hautement punissable intitulé « Intelligence avec l’ennemi ». Etrange similitude avec l’accusation contre un autre franco-algérien lequel lui est accusé par la même formulation. Il s’agit, on l’aura compris de Boualem Sansal, lequel, selon les derniers éléments fournis par l’accusation algérienne entretenait, lors de ses séjours à Alger des relations soutenues avec l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt. Certes sa double nationalité lui permettait d’avoir des contacts avec l’ambassade de France et ce n’est pas cela qui le lui est reproché par la justice algérienne. Ce qui met en cause Boualem Sansal c’est sa proximité avec les ennemis de son pays d’origine que sont le Maroc et les partis de l’extrême droite française dont un certain Eric Zemmour dont on connait sa haine profonde pour l’Algérie. Cette similitude avec cette affaire d’un espion franco algérien opérant pour le compte de l’Algérie dans un ministère français pose cette question que nombre d’observateurs ne cessent de soulever, celle  de la caresse d’un vœu de la France qui se concrétiserait  par un échange de prisonniers franco –algériens, un peu comme au temps de la guerre froide quand on échangeait des espions. La France expulserait  selon ce schéma « l’espion de Bercy » vers l’Algérie et l’Algérie, à son tour, expulserait  le renégat Boualem Sansal en France. Ce marchandage servirait incontestablement la France qui en tirerait le meilleur bénéfice. Il n’en sera pas question  en Algérie. Que la justice française condamne le franco-algérien fonctionnaire à Bercy de toutes les accusations montées contre lui c’est son affaire et le principe de non ingérence qu’applique à la lettre l’Etat algérien ne sera aucunement remis en cause. Il est par contre attendu de l’Etat français qu’il fasse de même en ce qui concerne l’affaire Sansal qui est du ressort exclusif de la justice algérienne. Que la France qui vient de mettre en examen ce fonctionnaire français d’origine algérienne en le plaçant sous contrôle judiciaire en attendant sa comparution devant un procès pour le chef d’accusation de haute trahison et d’intelligence avec un pays étranger condamne cet homme à une lourde peine de prison ou même à perpétuité cela ne concerne en rien l’Algérie. Quant à Boualem Sansal il sera jugé quant à lui, en bonne et due forme  et le verdict  que prononcera la justice algérienne sera connu  à l’issue de son procès.

 

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