La crise entre l’Algérie et la France :Le bras de fer continue

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Certains médias français : Presse écrite, radios et chaines télé ont déjà fait leur pronostic, celui d’un point de non retour et d’une probable rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Pour ces médias, les choses sont allées trop loin pour un possible retour en arrière. Tout cela c’est du blabla car la décision revient à Macron.

Or le président français n’a pas dit un mot suite à cette probable décision de suspendre l’accord de 2007 sur l’exemption de visas pour les personnes ayant en leur possession un passeport diplomatique. Première mesure, selon Bruno Retaillau, qui menace d’aller plus loin si Alger refuse toujours d’accueuillir les OQTF algériens au nombre de soixante. Paroles en l’air estiment les adversaires du ministre de l’intérieur que sont Laurent Vauquiez président des Républicains parti dont Retaillau fait partie et qui fait de l’ombre à Vauquiez, du RN aussi qui voit d’un mauvais œil cette ascenscion fulgurante des sympathisant de droite, y compris ceux de ce parti. Marine Le Pen et Jordan Bardella ; Ces derniers voient en Retaillau un aspirateur en puissance d’une partie de l’électorat RN. Coté gouvernement Retaillau a des appuis notamment de Gerald Darmanin qu vient d’opérer un virage à 180° puisque lui aussi durcit sa position envers l’Algérie alors que jusqu’ici il s’en est abstenu. Le ministre de la justice qu’il est devenu prone le rappel de l’ambassade de France à Alger et abonde dans le sens de son collègue le ministre de l’intérieur en appuyant l’idée de suspendre l’accord de 2007  concernant les ressortissants algériens possedant un passeport diplomatique en instaurant un visa pour eux allant jusqu’à dire qu’il est d’accord pour abroger l’accord de 1968.  Mais qu’en pense François Bayrou de tout cela ?  Le premier ministre a recadré son ministre de l’intérieur lors d’une séance de travail qu’il a animée hier mardi matin avec des élus du Bloc central fidèle à Macron (Renaissance , Horizon et Modem) en appuyant certes l’idée de fermeté concernant la réponse négative d’Alger mais en rejettant toute prise de position concernant l’abrogation des accords de 1968. Cette position du premier ministre mi figue–mi raisin ne plait pas du tout à Retaillau qui a, rappelons–le, menacé de démissionner s’il est désavoué . Or le désaveu a déjà été fait par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse  au Portugal, il y a trois semaines. Certes le président français n’a pas cité nommément le ministre de l’intérieur mais il a nettement mis en cause le zèle de celui-ci. Est–ce que cela suffit –il ? Certainement pas tant que le président français ne prend pas la parole pour clarifier les choses. Prudence mère des suretés ou pause stratégique permettant d’amorcer la désescalade appelée  de ses vœux par une grande partie de la classe politique française et des personnalités qui ont marqué la vie politique française comme Dominiqe de Villepin, Jean Pierre Raffarin, JP Chevènement,  Ségolène Royal et moult personnalités de gauche, du centre droit et du centre gauche . Meme au sein des macronistes de la première heure des élus et anciens minsitres ont appelé à une reprise du dialogue entre les deux pays. Pour eux penser rupture c’est créer une crise sans précédent au sein de la population française dont des millions de ses citoyens sont d’origine algérienne ou possédant la double nationalité. Il y a ceux qui veulent etre à l‘origine d’un incendie dont l’issue s’avèrerait calamiteuse pour les deux pays et il y a ceux qui veulent éteindre ne serait –ce qu’une étincelle. En fin de compte c’est aux deux présidents des deux pays de décider de l’avenir des relations entre les deux pays. Le président algérien n’est pas du tout contre l’apaisement, comme il l’a si bien déclaré au cours de son entretien concédé au jouirnal « l’opinion » que Macron a lu. Il appartient à présent  à ce dernier de claifier les choses. Tout le monde attend la réaction du président français.     

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