Une importante session de travail s’est tenue ce matin au siège de la wilaya, sous la présidence de M. Saïd Akhrouf, wali de Skikda, accompagné du secrétaire général de la wilaya. Étaient également présents la directrice de l’administration locale, les chefs de daïra, ainsi que des représentants de Sonelgaz et de la direction de l’énergie et des mines.
L’ordre du jour de cette réunion a porté sur plusieurs axes majeurs liés à l’aménagement et aux infrastructures locales :L’aménagement des plages en vue de la saison estivale, avec une attention particulière portée à l’accessibilité et aux équipements nécessaires pour les estivants. L’amélioration des espaces de jeu dans les écoles, un dossier prioritaire pour assurer de meilleures conditions aux élèves. Le raccordement au gaz et à l’électricité, en tenant compte des priorités et de l’état d’avancement des études préalables, afin d’accélérer les projets en attente. Le wali a insisté sur la nécessité d’une coordination efficace entre les différents acteurs et a donné des instructions aux chefs de daïra pour veiller à l’aboutissement rapide des démarches administratives. Il a également mis l’accent sur l’importance de clôturer les programmes relevant du Plan Communal de Développement (PCD) antérieurs à 2023, afin d’éviter les lenteurs administratives et de garantir l’optimisation des fonds publics.
L’urgence sanitaire du quartier Mohamed Zendouh
En parallèle de cette session de travail, un appel pressant a été lancé par les habitants du quartier Mohamed Zendouh (Sonatrach) à Filfila, qui réclament l’application immédiate du décret ministériel ordonnant leur relogement. En cause : la présence avérée d’amiante dans les bâtiments, une substance hautement toxique et cancérigène, ayant entraîné une recrudescence des cas de cancer et des effondrements répétés d’immeubles. Les résidents dénoncent une inertie administrative alors que le dossier a été transmis aux autorités locales et nationales. « Nous subissons cette situation depuis 1980 ! », s’indigne l’un des habitants, rappelant que le ministre de l’Habitat avait donné des instructions claires pour un relogement urgent. Malgré l’engagement du chef de daïra à relayer la demande auprès du wali et du ministère de l’Habitat, les habitants déplorent l’absence d’actions concrètes. « Nous alertons encore une fois : attendre davantage, c’est mettre des vies en danger. » En attendant une réaction des autorités, la colère gronde parmi les familles du quartier, qui craignent que la situation n’empire avant que des mesures ne soient enfin prises
Par Mohamed Tahar Aissani
