Une nouvelle tragédie a frappé l’armée de l’air algérienne. Ce mercredi 19 mars 2025, un avion de chasse s’est écrasé lors d’un exercice d’entraînement prévu dans la région d’Ouled, à proximité de la wilaya d’Adrar, relevant de la troisième région militaire. Malheureusement, le crash a coûté la vie au pilote, le commandant Bakouche Nasr. Face à cette perte tragique, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui est également le chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, a présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de l’armée nationale populaire. « En ces jours sacrés du mois de Ramadan, je prie Dieu tout-puissant d’accorder à notre martyr sa miséricorde infinie et d’offrir à ses proches la patience et la force nécessaires pour surmonter cette épreuve », a déclaré le président. De son côté, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée nationale populaire, a lui aussi exprimé son soutien aux proches du pilote disparu. Un message empreint d’émotion et de solidarité a été adressé à la famille du défunt. Suite à cet accident, une enquête a immédiatement été ouverte afin de déterminer les causes exactes du drame.
Un accident qui s’inscrit dans une série noire
Les accidents d’aviation militaire, bien que relativement rares, ont marqué l’histoire de l’armée algérienne ces dernières années. En 2018, le pays avait déjà été endeuillé par le crash d’un Iliouchine Il-76 près de Boufarik, qui avait causé la mort de 257 personnes, soit la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire de l’Algérie. Dans le monde, les accidents aériens impliquant des avions de chasse restent un risque majeur pour les armées, notamment lors des phases d’entraînement. En 2023, l’Inde avait perdu cinq pilotes en l’espace de quelques mois suite à des accidents similaires. Aux États-Unis, l’US Air Force et la Navy enregistrent également plusieurs incidents chaque année, certains étant dus à des erreurs humaines, d’autres à des défaillances techniques. Si ces événements rappellent les dangers inhérents aux missions aériennes, ils soulignent également la nécessité constante d’améliorer la formation et la maintenance des appareils pour garantir la sécurité des pilotes et du personnel militaire. L’Algérie, comme d’autres nations dotées d’une force aérienne, continue de renforcer ses capacités de sécurité et de prévention afin de réduire le risque de tels accidents à l’avenir.
Par Mohamed Tahar Aissani
