Face aux incertitudes économiques mondiales:
L’Algérie navigue à vue

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 Les bourses mondiales restent fébriles à cause de l‘imprévisibilité du président américain qui annonce la veille une chose pour la contredire le jour suivant. Heureusement que l’Algérie échappe à ce tourbillon car son économie qui vient à peine de se libéraliser ne connait pas encore les tensions connues par  les pays disposant des systèmes boursiers.

Notre  libéralisme est tout à fait récent et nous ne maitrisons pas comme il le faut ses tenants et ses aboutissants. Ces nombreuses années consacrées exclusivement  à la planification publique de notre économie laissent forcément des traces. C’est pour cela que notre système boursier n’est qu’à son balbutiement. Un libéralisme sans mécanisme boursier efficient échappe à une récession mondiale, comme celle qui se profile à l’horizon puisqu’il n’existe plus de régulation. Ceux qui sont nés au lendemain de la seconde guerre mondiale, le GATT en premier, l’OMC qui l’a remplacé n’existent désormais que par le nom. Ils n’ont désormais aucune autorité, tout comme l‘ONU par ailleurs. Les ambitions des grandes puissances mondiales s’affichent aujourd’hui sans retenue. Tout ce qi a été patiemment construit depuis la seconde moitié du siècle dernier s’est effondré. Les Etats –Unis, façon Trump veulent imposer au monde leur vision du présent et du futur. En face il y a une autre puissance qui ambitionne également de guider le monde de manière plus subtile et moins brutale que celle de l’Amérique de Trump. C’est la Chine de Xi Jin Pin. Au milieu il y a l’Union européenne, trop longtemps illusionnée par les Etats –Unis et subissant sans trop broncher l’assaut commercial chinois. Enfin il y a la périphérie asiatique et ces nations du Pacifique comme le Japon , la Corée du sud ,le Vietnam et l’Australie qui ont de tout temps zigzagué entre les deux premières puissances économiques mondiales que sont les Etats –Unis et la Chine. L’ordre mondial qui existait jusqu’ici et qui vient de prendre fin avec l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche laisse la place au chacun pour soi et à toutes les combinaisons possibles jusqu’ici inimaginables. Nous avons jusqu’ici parlé de ceux qui jouaient dans la cour des grands. Pourtant il y a les autres, certains ont émergé, comme l’Inde, le Brésil  et tous ceux qui composent ce qu’on appelle les BRICS dont on n’entend plus parler depuis quelque temps, lesquels avec l’absence de la Russie pays fondateut qui vient de reconvertir son économie du temps de paix en économie de guerre ne retrouvent pas leurs marques. Les retrouvera t- ils un jour ? Ce n’est pas sur. En fin de compte la non inscription de l’Algérie à cette organisation se révèle etre une bonne chose pour notre pays. En fin de compte on se rend compte que les pays qui n’ont jamais exercé un role important dans l’ex ordre mondial ou à celui quis’efforçat de le remplacer, s’agissant des BRICS, tirent leur épingle du jeu. L’Algérie fait parte de ces pays, au reste plus nombreux qu’on ne le pense dont la majorité se trouve en Afrique, continent  du futur meme si ce futur n’est pas pour demain.  Notre apprentissage du libéralisme naissant nous préserve des turpitudes que connait le monde développé actuellement. Nous étabilissons des règles commerciales simples excluant toute complication. Cela plait à ceux qui commercent avec nous. Ce coté mercantiliste que l’Algérie a choisi sans le vouloir vraiment  prend d’alleurs de l’ampleur et bizarrement c’est Donald Trump qui est en train de l’imposer au monde. Dire que l’Algérie trouvera ses marques dans ce nouveau concept qui a pris naissance à la fn du moyen –age en Europe et bien avant dans l’empire du milieu qui dominait la route de la soie, il est encore trop tot pour l’affirmer . Toujours est –il que l’Algérie qui navigue à vue au gré des turbulences  est pour le moment préservé des turpitudes financières  qui sont en cours.

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