Sur le plateau de RTL le ministre français des affaires étrangères, Jean Noel Barrot accuse les autorités algériennes de ne faire aucun geste demandé par la France pour sortir de la crise diplomatique qui existe entre les deux pays. Pour lui le problème numéro un est la libération de Boualem Sansal. Alger ne prend même pas la peine de répondre tellement cette question est indécente après ce qui vient de se passer dernièrement entre les deux pays.
Le ministre a ajouté que l’expulsion par Alger des 12 fonctionnaires français travaillant à l’ambassade de France a été ressentie par les autorités françaises comme une provocation à laquelle il fallait impérativement répondre, selon le principe de la réciprocité. Le ministre a souligné que le président Macron a, suite à cela, pris la décision de rappeler l’ambassadeur de France en Algérie, lequel n’a toujours pas rejoint, jusqu’à ce jour, son poste à Alger. Pour rappel l’ambassadeur d’Algérie en France a lui aussi été rappelé à Alger, suite à la reconnaissance de la «marocanité» du Sahara occidental par le président français. Décision calamiteuse qui a provoqué la crise diplomatique sans précédent qui existe aujourd’hui entre l’Algérie et la France. Jean Noel Barrot a donc mis toute cette exacerbération sur le dos de l’Algérie, oubliant délibérément de souligner que tout allait bien entre les deux rives de la Méditerranée après son déplacement à Alger où il put discuter en toute transparence d’abord avec son homologue ,Ahmed Attaf et qu’il avait été reçu en audience par le président Tebboune. Suite à cela aussi bien à Alger qu’à Paris on croyait qu’on était sur la bonne voie. On a même parlé, dans l’euphorie des retrouvailles, que les présidents algériens et français allaient à nouveau se rencontrer. Bref tout allait bien dans le meilleur des mondes mais ce n’était qu’une illusion trompeuse car un séisme d’une amplitude diplomatique de sept à l’échelle de Richter allait enterrer définitivement une telle illusion. Un coup à la Trafalgar du ministre français de l’intérieur, Bruno Rétaillau que les Algériens des deux rives connaissent à présent très bien a concocté un scénario digne d’une série de télé américaine. Ayant sous la main une sorte d’influenceur , un certain Amir DZ, lequel était encouragé à diffuser des vidéos contre le gouvernement, sous couvert d’«opposition» depuis une année. Il attendait de se mettre en scène en racontant une histoire rocambolesque d’un kidnapping dont il aurait été victime une année auparavant, dont les auteurs seraient un agent consulaire algérien accompagné de deux «barbouzes» des services de renseignement algériens. Une histoire tirée par les cheveux qui fit grand bruit à telle enseigne que l’agent consulaire prétendument identifié par Amir Z a fait l’objet d’une arrestation et d’une inculpation par le parquet anti terroriste de Paris. Quelle histoire! Et pourtant l’Elysée n’est pas intervenu ou simplement demandé une enquête complémentaire pour prouver si cette histoire a quelque fondement. Il est évident qu’Alger allait répondre fermement et c’est peut être ce que Paris attendait pour pouvoir en finir avec la relation privilégiée avec l’Algérie. Dans cette affaire il parait vraisemblable qu’Emmanuel Macron ait tourné casaque au sujet de sa relation avec l’Algérie. Ne s’accroche t-il pas à n’importe quel prétexte pour élargir le gouffre déjà profond entre la France et l’Algérie? N’a t –il pas prit son parti depuis longtemps déjà? Préfère t-il sous l’influence de sa femme le Maroc que Brigitte affectionne particulièrement même s’il ne tire aucun avantage économique avec ce pays, contrairement à l’Algérie? Alors quand Jean Noel Barrot enfonce l’Algérie en lui mettant tout sur le dos il ne fait que conforter une telle hypothèse. Depuis qu’Emmanuel Macron est à la tête de la France, la politique étrangère française baigne dans l’hypocrisie la plus totale. Qu’il s’agisse de l’Algérie, de Ghaza ou de l’Afrique ce président dit tout et son contraire en même temps. Les Algériens d’ici et de France réalisent aujourd’hui que la romance franco algérienne prend fin. Ella a duré soixante trois ans.
