Le bras de fer entre la France et l’Algérie continue:
D’autres agents consulaires français expulsés

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Voulant remplacer le personnel DGSI  par d’autres agents sous sa tutelle , Bruno Rétaillau n’a pas trouvé mieux que d’envoyer vers Alger ces agents sous un couvert diplomatique ne répondant nullement aux règles diplomatiques en vigueur dans le monde. Démasqués ces agents ont été immédiatement expulsés.

L’Algérie a justifié son acte d’expulsion sur  le fait que ces agents avaient en leur possession des passeports diplomatiques délivrés à la hâte sans aviser préalablement les autorités algériennes de l’arrivée de ce personnel supplémentaire alors que réglementairement et comme l’usage diplomatique l’exige cela aurait du être fait. Il se trouve par ailleurs, vérification faite, que ces personnes travaillaient pour le  compte de la DGSI, donc dépendant du ministère de l’intérieur. Raison de plus pour que les autorités algériennes motivent leur refus de les laisser entrer en Algérie. En fait Alger répond sans artifice aucun à Bruno Rétaillau qui ne cesse de harceler le gouvernement algérien, le poussant à la faute. Or si faute il y a  c’est bien celle de ce ministre de l’intérieur venu exprès au gouvernement Bayrou pour régler ses comptes avec l’Algérie qu’il ne porte manifestement pas dans son cœur. L’Algérie le lui rend bien en refusant systématiquement toute demande exprimée par lui. En fait la crise qui persiste et signe dans sa durée est devenue un duel entre le gouvernement algérien et Bruno Rétaillau. Tant que ce ministre continue d’exercer sa fonction, il n’y aura aucune possibilité d’amélioration des relations entre les deux pays. La guerre est donc déclarée entre le gouvernement algérien et le ministère français de l’intérieur. Elle ne  prendra fin que lorsque ce ministre quittera son poste. Ce qui ne semble pas être le cas car le gouvernement dont il fait partie semble le soutenir. Dernièrement la porte parole du gouvernement Bayrou  a brandi la menace contre l’Algérie d’une réponse graduée concernant les sanctions. Mais de quelles sanctions s’agit –il ? Celles d’expulser tous les détenteurs de passeports diplomatiques qui n’exercent pas la fonction d’agents consulaires en France. Il leur serra exigé des visas comme tous leurs compatriotes normaux. Il se trouve que cette mesure, nous l’avons dit et répété mantes fois, est un coup d’épée dans l’eau. Cela fait quelques semaines que le président de la république a mis fin à cette pratique. Il a expressément demandé à ces VIP  qui étaient exclus du visa et qui bénéficiaient d’une largesse accordée du temps de Bouteflika pour voyager autant qu’ils le désiraient en France sans avoir de visas en présentant seulement un passeport diplomatique d’un genre un peu spécial de ne plus se rendre dans ce pays. En fait cette largesse, accordée au temps d’une époque révolue, le président de la république au fond de lui ne la jamais réellement appréciée. Il considérait, à juste titre d’ailleurs, que c’était un moyen de pression  que la France exerçait contre l’Algérie. Il se trouve que le chef de l’Etat qui a fermé les yeux sur cet accord qui n’apportait strictement aucune valeur ajoutée au partenariat stratégique que voulait mettre en place le président s’est aperçu que cet accord conclu à l’époque entre les deux ministres de l’intérieur des deux pays  est devenu un objet de chantage. Alors prenant le taureau par les cornes Abdelmadjid Tebboune a donc décidé de mettre fin à cet imbroglio faussement diplomatique en interdisant désormais à ces VIP  algériens de faire comme tous les autres, autrement dit aller déposer un dossier de visa en bonne et due forme ou bien si leurs passeports diplomatiques sont encore en vigueur aller tout simplement ailleurs, dans n’importe quel pays autre que la France, sous peine de sanction est –il souligné. Donc si cette riposte française graduée est actionnée par le ministère français de l’intérieur elle n’aura tout simplement aucun effet. Que restera t-il des autres mesures graduées ? L’expulsion des OQTF  algériens mais vers où? Vers St Pierre et Miquelon comme l’a suggéré cet autre raciste et algérophobe répondant au nom de Laurent Vauquier ? Qu’on essaie  donc une telle mesure et on verra la tempête médiatique qui se déclenchera  partout à travers le monde même chez les alliés inconditionnels de la France. Cette «patrie des droits de l’homme » qui déporte ceux qui sont indésirables alors qu’ils ne sont pas des apatrides mais bien des ressortissants d’un pays souverain. Ce casse tète Rétaillau est en train d’y faire face car il est poussé par les tribunaux administratifs le sommant de faire sortir des centres de rétention ces OQTF  algériens car ils ne sont pas des prisonniers mais seulement des retenus administratifs. Ces cours exigent de Rétaillau  de les expulser en Algérie, sauf que pour que cette expulsion se fasse il faudra épuiser tous les recours déposés par les avocats de ces éventuels expulsés et cela prendra du temps. Alors de quelle autre réponse graduée brandira t-on la menace ? Celle de l’abrogation de l’accord de 1968 dont la décision appartient au président de la république et qui voudra dire clairement «c’est fini entre la France et l’Algérie». Il semble qu’Emanuel Macron n’irait pas jusque là mais même s’il le faisait, il y a aujourd’hui un fait indéniable  et c’est le suivant : Rien ne sera plus comme avant entre l’Algérie et la France.

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