Elle a toujours choisi le pays de sa mère que celui de son père. Qui est- elle ? C’est Amel Bent la célèbre chanteuse française de père marocain et de mère algérienne. Née en France mais elle se considérait également algérienne de par sa mère, elle, qui voulait avec insistance obtenir la nationalité du pays de sa mère et non de son père. C’est fait ! Amel Bent , en larmes de joie et d’émotion a remercié l’Algérie.
Elle aurait pu choisir le pays de son père, marocain d’origine mais non ! Elle a préféré le pays de sa mère plus proche d’elle que son père et qui lui a enseigné ce «Nif » qui caractérise tout algérienne et algérien. Une mère très attachée à ses racines et qui retourne à chaque fois dans son pays qu’elle aime par-dessus tout et c’est ce par-dessus tout qui a imprégné cette fille née à Saint Denis, en région parisienne qui savait ce que signifie un enfant né de parents maghrébins né pour se battre tout au long de sa vie pour se faire une place dans cette France qui n’a jamais été tendre avec ses immigrés aussi longtemps que l’on remonte dans le temps , italiens , portugais et Algériens , tous ayant connu ce racisme ordinaire qui caractérise la France d’en bas . Ne parlons pas de celle d’en haut pour qui ces gens venus d’ailleurs ne sont bons que pour trimer. Amel s’est battue comme une lionne et elle avait un atout pour arriver à surmonter tous les obstacles inhérents à ses origines. Elle savait chanter et sa voix tantôt de velours tantôt soprano faisait vibrer ceux qui l’écoutaient chanter. C’est ainsi que passant par divers stades artistiques elle arriva à s’imposer comme une chanteuse hors pair. Son tube «Ma philosophie» fit voler en éclats tous les préjugés qui secouaient la société française, l’a propulsé en haut du podium de la chanson . Il est toujours repris au cours d’émissions consacrées à la chanson française et particulièrement dans « N’oublions pas les paroles » animée par Nagui. Il y en a d’autres qui font vibrer cette jeunesse française décomplexée qui apprécie le contenu des chansons d’Amel Bent. D’autres tubes parmi tant d’autres comme «Tu n’es plus là » ou «Où je vais » ou encore « Ne retiens pas tes larmes » qui a fait pleurer des centaines de milliers d’adolescentes françaises issues de divers milieux. Amel Bent que beaucoup pensaient que son cœur penchait pour le pays de son père le Maroc, ont été surpris quand ils surent que cette vedette du chant préférait sans ambages le pays de sa mère l’Algérie. Elle voulait comme elle vient de le déclarer récemment une deuxième « maison » comprendre par là patrie et c’est l’Algérie qu’elle a choisi et ce n’est pas d’hier qu’elle s’était fixée un tel choix. Cela fait des années qu’elle essayait par tous les moyens d’obtenir cette nationalité qu’elle désirait tant. Elle vient de l’obtenir et elle a vite fait de convoquer une conférence de presse pour annoncer qu’elle est à présent une franco–algérienne avec cet accent de fierté qui en dit long sur sa satisfaction et son contentement qui ont éclaté au grand jour. Cela va causer du dépit et déjà la chaine bolorienne CNEWS n’a pas manqué d’utiliser comme d’habitude ses sarcasmes qui visent particulièrement les Algériens. Au Maroc on n’en revient pas. Pour les marocains qui ont toujours pensé qu’Amel Bent était une compatriote c’est le camouflet le plus puissant jamais asséné contre eux. On aurait aimé qu’un cas similaire à celui d’Amel Bent, s’agissant de Rachida Dati ait fait le choix d’un patriotisme plus valorisant que celui que cette ministre de la culture a choisi et qui est synonyme de vassalité et non de fierté.
