Les sites d’information électronique privés en vacance:
Heureusement qu’il y a la presse écrite

0
43

 Depuis un mois les sites d’information disposant d’un statut privé sont carrément en vacance. Pour un organe d’information de cet acabit cela fait désordre. Pendant ce temps les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie et diffusent des fake news à profusion. Heureusement qu’il y a encore la presse écrite pour palier à une carence d’information qui n’a pas lieu d’être.

La presse papier est largement subventionnée par l’Etat car il faut se rendre compte que le prix du papier importé par l’Algérie dépasse l’entendement. Ce sont des millions de dollars que l’Etat débourse annuellement pour acheter ce papier. S’il faut appliquer les lois du marché sans intervention étatique on paierait un journal papier cent dinars le numéro au lieu des 30 et 20 dinars actuels. Et encore on est loin du compte car l’impression de la presse écrite est également subventionnée par l’Etat à l‘exception du quotidien «El Watan» qui dispose de sa propre imprimerie à El Khroub, cadeau fait par l’Union européenne à cet organe d’information pour des raisons qui restent encore inexpliquées. Il ne faut pas oublier aussi et surtout que sans la publicité institutionnelle la presse écrite aurait mis depuis longtemps la clé sous le paillasson. Il faut se rendre à l’idée que même si on libérait les prix de vente d’un journal format papier qui d’entre les lecteurs débourserait cent dinars pour acheter son bon vieux journal ? Même les plus fidèles d’entre les fidèles des lecteurs, dont la plupart ont un certain âge pour ne pas dire un âge certain ne pourraient pas se permettre une telle dépense au quotidien. Si on conjugue tout cela on finit par admettre que l’Etat joue un rôle prépondérant dans la diffusion de l’information en Algérie et contrairement au Maroc qui vit la même situation que celle que vit l’Algérie dans le domaine du subventionnement des organes de presse l’’Etat algérien n’a jamais demandé aux journaux de chanter en permanence les louanges du gouvernement  tout en sublimant en permanence la personne du roi. ce qui fait au quotidien dans le pays du Makhzen. Certes il existe en Algérie un ministère de la communication qu’il faut différencier d’un ministère de l’information, lequel guide quant à lui la ligne éditoriale de tout organe de presse et censure les écrits jugés tendancieux. Ce n’est pas du tout le cas d’un ministère de la communication, comme c’est le cas en Algérie chargé, quant à son énoncé de réguler le fonctionnement des organes d’information écrite non pour les censurer mais les rappeler à l’ordre si ceux–ci dérapent  en diffusant des informations non vérifiées et risquant de semer le désordre. Généralement tout rentre dans l’ordre après un rappel verbal ou écrit du journal visé par un tel dérapage. En fait ce ministère veille surtout à la promotion du professionnalisme  et de la qualité de l’information. Pour ce ministère tous ceux qui n’ont rien à voir avec le métier de l’information et qu’ils sont là uniquement pour profiter de la manne publicitaire accordée gracieusement par l’Etat pour les raisons qu’on vient de décrire doivent céder la place aux pros. Il se trouve néanmoins que  ces pros se font de plus en plus rares d’où la préoccupation du ministère de la communication de mettre en place un vrai dispositif de formation des journalistes car il ne s’agit pas d’écrire pour écrire ou de faire de belles phrases pour faire du contenu mais se contenter de diffuser l’information non pas dans son état brut, cet aspect est laissé à l’APS, laquelle abreuve au quotidien les journaux de la presse écrite mais aussi les radios et les chaines télé publiques ou privées. Il est demandé aux journalistes de la presse écrite de disséquer l’information et de la commenter, non philosophiquement comme beaucoup le font, mais de la faire comprendre avec des mots justes, simples et accessibles. Quant à l’analyse politique des événements il faut la laisser aux journalistes de métier qui ont déjà fait leurs preuves sur le terrain de l’information, tout en n’oubliant pas de faire bénéficier à d’éventuels stagiaires l’expérience de leurs ainés. Quant aux sites d’information fonctionnant sur internet tant que leur statut de fonctionnement n’est pas encore clarifié dans le sens du rendement et on pense à la publicité et surtout quelle forme prendra celle–ci car il ne s’agit pas de produire de la publicité institutionnelle réservée quant à elle exclusivement aux journaux de la presse écrite.

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici