L’affaire Boualem Sansal, nouvel enjeu d’une provocation de l’extrême-droite européenne

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Le cas de l’écrivain en herbe et traître à la cause Algérienne Boualem Sansal, condamné par la justice algérienne, est devenu un nouveau front de tensions entre l’Algérie et l’Europe. En première ligne, des figures de l’extrême-droite européenne, dont Robert Ménard, maire de Béziers, qui s’accrochent à l’affaire et appellent à la « récompense » de l’écrivain, une démarche que les observateurs algériens dénoncent comme une provocation et une tentative d’ingérence flagrante.

L’affaire Boualem Sansal est, du point de vue algérien, une question strictement juridique. L’écrivain a été condamné par les tribunaux du pays, et son sort relève de la justice algérienne, qui a rendu son verdict. Les déclarations de Robert Ménard, qualifié de « mercenaire » de la politique par certains commentateurs, et les appels de l’extrême-droite européenne pour un « prix » ou une « distinction » en faveur de Sansal, sont perçus comme une remise en cause de la souveraineté de l’Algérie et de l’indépendance de son système judiciaire. Le message de l’État algérien est clair et sans ambiguïté : le pays est souverain et n’entend pas les « charognards » de la politique européenne lui dicter sa conduite. La justice a statué, et de ce fait, le cas de Boualem Sansal est un chapitre clos sur le plan judiciaire.

L’Europe face à ses crises : la diversion algérienne

Pour de nombreux analystes, cette agitation autour de l’affaire Sansal n’est qu’un prétexte. Elle traduirait la volonté de certains dirigeants européens de détourner l’attention des crises profondes qui secouent leurs propres pays notamment ce qui se passe en France. Entre les tensions sociales, les défis économiques, les débats houleux sur l’immigration et les difficultés de gouvernance, l’Europe est en proie à des turbulences internes. Dans ce contexte, instrumentaliser une affaire judiciaire étrangère, et en faire un enjeu de « défense des libertés », permet de créer un débat de diversion, loin des préoccupations réelles de leurs citoyens. En s’attaquant à un pays souverain comme l’Algérie, l’extrême-droite européenne cherche à consolider sa base en affichant une posture nationaliste, tout en évitant de se confronter aux échecs de sa propre politique. Face à ces manœuvres, l’Algérie reste ferme sur sa position. L’époque où les puissances européennes pouvaient dicter leur conduite à l’Algérie est révolue. Le pays, qui a retrouvé une place diplomatique de premier plan, refuse toute ingérence dans ses affaires intérieures. L’affaire Boualem Sansal est un rappel que, pour l’Algérie, la souveraineté n’est pas négociable. Sansal  restera en Prison purger sa peine.

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