Par Kheireddine Boukhalfa—/—Le Parlement, avec ses deux chambres, ouvre officiellement ce lundi 15 septembre 2025 sa session législative pour l’année 2025-2026. Une rentrée politique qui revêt une importance particulière.
En effet, en tête de l’agenda figure le très attendu projet de loi de finances pour 2026. D’autres textes majeurs sont également annoncés, notamment ceux relatifs aux collectivités locales (communes et wilayas), aux élections, aux partis politiques et aux associations. Plusieurs ministères devraient également soumettre leurs propres projets. Parmi les plus attendus figure celui du ministère de la Justice : un projet de loi global contre le blanchiment d’argent et destiné à renforcer les mécanismes de contrôle, déjà évoqué par le garde des Sceaux lors de précédentes déclarations. Pour les députés de l’APN, cette ultime session représente une occasion décisive de marquer leur empreinte politique. Certains, qui ne brigueront pas de nouveau mandat, veulent l’aborder comme un dernier hommage à leurs électeurs, cherchant à rompre avec l’image de l’élu inactif. À l’inverse, d’autres voient dans cette rentrée parlementaire une opportunité de campagne électorale implicite, espérant convaincre leurs bases de leur légitimité pour revenir au Parlement. De leur côté, certaines formations d’opposition parlementaire comptent mettre la pression sur l’exécutif en multipliant les questions aux ministres. Depuis le 2 septembre, les députés ont la possibilité de déposer leurs questions écrites et orales, et plusieurs s’en sont saisis pour interpeller le gouvernement sur des dossiers importants de l’actualité nationale. Ainsi, parmi les projets à forte portée politique, figure une proposition de loi visant à criminaliser le colonialisme. Le texte, en préparation depuis plusieurs mois, arrive à la fin de sa phase de consultation. S’il venait à être inscrit à l’ordre du jour, cette initiative donnerait à la 9ᵉ législature de l’APN une dimension historique, en réussissant là où les précédentes avaient échoué depuis des années. En parallèle, plusieurs groupes parlementaires se préparent à intensifier leurs travaux internes dès cette semaine. Des réunions sont programmées afin d’arrêter leurs priorités, répartir les tâches entre députés et donner des consignes précises sur la conduite des débats. Objectif affiché : aborder cette dernière ligne droite avec discipline et efficacité, dans une conjoncture politique marquée par l’approche des prochaines élections.
